mardi , 11 août 2020

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Le sud, une promesse d’avenir

Les Algériens ont fêté, ces deux derniers jours, un Aïd El Adha très particulier. Il eut le coronavirus, suspendu comme une épée de Damoclès, et la canicule, qui aura été exceptionnelle, cette année. Ces deux facteurs, naturels l’un comme l’autre ont cloué beaucoup de familles algériennes chez eux et ont donc amputé l’Aïd El Adha d’une de ces dimensions les plus emblématiques. Il y a les réseaux sociaux pour rapprocher les uns aux autres, mais rien ne remplace une accolade fraternelle.
Cela pour l’ambiance qui n’aura pas été au top, pour cet Aïd El Adha précisément. Pour le reste, il est tout à fait clair que si le coronavirus peut être combattu à la longue, grâce à la recherche scientifique, le phénomène de la canicule obéît à une autre logique qui fait intervenir des forces autrement plus importantes. Le processus de dérégulation du climat est déjà entamé et l’Algérie, de par sa position géographique est au centre de la fournaise. Cela pour dire que ce sont les habitants du sud du pays qui ont le plus souffert lors de cette fête religieuse.
Quelle pourrait donc être la réponse des Algériens face à cette nouvelle réalité climatique ? Remonter toujours vers le nord, jusqu’à se faire rattraper par le réchauffement de tout le pays et subir le dérèglement du climat jusqu’à ce que mort s’ensuive ? La question mérite d’être posée, d’autant qu’il peut exister une réponse, à savoir que nous investissions le sud du pays, pour en faire notre force dans ce monde impitoyable.
Sur le plan du principe et du nouveau style de gouvernance, proposé par le président de la République et mis en musique par le gouvernement Djerad, il y a lieu de s’arrêter sur la volonté de développer l’agriculture saharienne et les énergies renouvelables. Deux arguments-forces qui militent pour une appropriation d’une donnée réelle qui deviendra une réalité sur l’ensemble du territoire national. Connaissant très bien cette région du pays pour y avoir exercé son métier de Wali, le président Tebboune doit sans doute apprécier l’apport qu’elle peut amener au développement de la nation. Déjà nourricière de toute la société algérienne de par le pétrole qu’elle lui offre généreusement, la terre du sud peut franchement être l’avenir du pays.
Cette détermination à donner au grand sud l’intérêt qu’il mérite est bien visible dans le grand projet hydraulique de plusieurs milliards de dollars sur une distance de 700 kilomètres. Et là où il y a de l’eau, il y a la vie. Mais encore faut-il y mettre toute l’énergie de la nation en développant l’agriculture saharienne et les sources d’énergie solaire.
Par Nabil.G