mardi , 14 juillet 2020
<span style='text-decoration: underline;'>L’indice macroéconomique est stable malgré une conjoncture difficile </span>:<br><span style='color:red;'>Le taux d’inflation moyen à 1,8% en avril 2020 </span>

L’indice macroéconomique est stable malgré une conjoncture difficile :
Le taux d’inflation moyen à 1,8% en avril 2020 

Durant les quatre premiers mois 2020, «l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,07% par rapport à la même période de 2019, malgré une baisse des prix des biens alimentaires». Ce niveau d’inflation demeure très correct, compte tenu de la situation économique et financière du pays.

L’un des plus importants indices macroéconomiques est dans le vert En Algérie. En effet, malgré la baisse de la valeur du dinar et le quasi-arrêt de la machine économique du pays, le taux d’inflation annuel en Algérie a atteint 1,8% durant le mois d’avril dernier. C’est en soi une prouesse, puisqu’il est le même que celui enregistré durant les deux derniers mois, février et mars. L’Office national des statistiques (ONS) qui a rendu public ce chiffre, précise dans son document qu’en termes de variation mensuelle et par catégorie de produits, les prix des biens alimentaires ont affiché une hausse de 0,5 % seulement. Un niveau de hausse très acceptable, sachant que les intrants sont généralement importés. C’est dire que la dépréciation du dinar n’a pas impacté la filière alimentaire, ce qui constitue un acquis considérable et peut être interprété comme un appel d’air aux investisseurs. Ces derniers accordent une importance particulière à la variation des prix à la consommation.
Toujours dans le domaine alimentaire et concernant les produits agricoles frais, l’ONS a constaté une petite hausse des prix insignifiante de l’ordre de 0,6%. Cette variation haussière est le résultat, d’un côté, d’une augmentation des prix des fruits, à 9,0%, les légumes, à 4,1%, et à un degré moindre de la viande de poulet, à 0,7%, et de sensibles baisse sur la pomme de terre à -14,5%, les œufs à -4,96% et les poissons frais, à -3,05%. L’un dans l’autre, l’inflation dans les produits agricoles paraît très acceptable et a permis aux Algériens de démarrer le Ramadhan dans les meilleures conditions possibles. Pour ce qui concerne les produits alimentaires industriels, l’ONS note que «les prix ont connu une hausse de + 0,5% durant le mois d’avril dernier et par rapport au mois de mars 2020». Cette variation, rapporte le document, est essentiellement due «à une hausse des prix des produits relevant des pains et céréales avec +1,0%». Le même scénario a été observé pour les produits manufacturés ; ces derniers ont accusé une croissance modérée de +0,1%. Les services, durement frappée par la Vocid-19 ont connu une situation de stagnation.
Ainsi, durant les quatre premiers mois 2020, «l’indice des prix à la consommation a augmenté de 2,07% par rapport à la même période de 2019, malgré une baisse des prix des biens alimentaires». Ce niveau d’inflation demeure très correct, compte tenu de la situation économique et financière sur pays.
On retiendra un aspect très positif qui a consisté dans la baisse des prix des biens alimentaires de l’ordre de -0,87%. Un gain en pouvoir d’achat pour les Algériens, malgré une conjoncture morose au plan économique. Il convient de préciser que «ce recul s’explique, globalement, par une baisse de -1,99% des produits agricoles frais», note le document de l’ONS.
«Lequel signale que durant les quatre premiers mois de l’année en cours, plusieurs produits alimentaire ont connu des baisses. Il s’agit, notamment, de la viande de poulet (-21,54%), la pomme de terre (-4,53%) et les légumes frais (-3,71%)». Un véritable coup de pousse pour le niveau de vie des Algériens qui auront moins souffert pour s’alimenter.
Il reste que cette embellie est quelque peu contrebalancée par des hausses sensibles au niveau d’autres produits alimentaires à l’image des œufs dont les prix ont progressé de 14,51%, les poissons frais de +7,86%. Quant à la viande de bœuf très appréciée par les consommateurs son prix n’a évolué que de 1,50%.
Enfin, à bien lire le document de l’ONS, on retiendra qu’au plan macroéconomique, le pays tient bien le coup et conserve toutes ses chances d’être une destination attractive des investissements directs étrangers. Il convient de relever néanmoins que beaucoup d’autres critères président au choix des investisseurs.
Nadera Belkacemi