jeudi , 22 octobre 2020

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Le terrorisme, un outil aux mains des Occidentaux

Le scénario quasi-hollywoodien monté par le président américain Donald Trump, pour annoncer la liquidation du désormais ex-émir de Daech, Abou Bakr El Baghdadi, vient corroborer la thèse selon laquelle, il y a des liens quasi-fusionnels entre la nébuleuse terroriste internationale et la caste occidentale mondialisée qui ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs. Il faut bien se rendre à l’évidence, à ce propos, que la couche supplémentaire mise par Trump au sujet du remplaçant d’El Baghdadi, illustre, si besoin, que Washington qui a réalisé une «coup de maître» au cœur de la Syrie, n’entend pas se débarrasser de sitôt de l’organisation terroriste. Trump s’est déjà occupé de faire la promotion du nouvel homme fort de Daech pour le présenter, le moment voulu, comme la cible prioritaire des Etats-Unis. Le même scénario a déjà été mis en œuvre avec Oussama Ben Laden. D’ailleurs, la similitude entre les opérations Baghdadi et Ben Laden, n’autorise aucun doute sur les intentions des Américains. Il faut dire également, que l’accueil qu’ont reçu les deux liquidations physiques par les Occidentaux, prouve que l’on est dans une sorte de feuilleton, dont on peut deviner la fin ou tout au moins, cette fin a déjà été écrite.
Il ne faut pas oublier que dans l’un des épisodes passés, l’Europe et les Etats-Unis ont ouvert les vannes aux terroristes de Daech et les ont lâchés sur des civils innocents, tout en accusant le régime syrien. En réalité, les Occidentaux ne font rien d’autre que de donner à l’hydre terroriste autant de chances de se redéployer, jusqu’à l’aboutissement de leurs desseins. D’abord militairement en réarmant ses troupes, ensuite politiquement en lui offrant l’occasion d’infiltrer des hommes «lourdement financés» dans les couches sociales les plus défavorisées en Syrie et ailleurs dans tout le monde arabe.
Sachant cela et en déroulant les faits depuis le premier cri «révolutionnaire» en 2011, il est illogique de croire à la thèse de l’accident dans la gestion des «Révolutions» arabes. Il est clair que dans la stratégie des puissances occidentales et de leurs alliés dans la région, El Qaïda, puis Daech et El Nosra et autres groupuscules «qualifiés de résistants au tyrans», ne sont pas le principal ennemi à abattre, mais simplement un outil comme un autre dans la refonte du monde arabe. Il serait, par conséquent, stupide de se réjouir de la mort d’El Baghdadi, pour la simple raison qu’il a été utilisé et jeté en mer comme Ben Laden et les prochains chefs terroristes…

Par Nabil.G