dimanche , 27 septembre 2020

LA COURSE CONTRE LA MONTRE DU COVID-19 :
Le virus toujours en tête

A voir la légèreté, la désinvolture et l’esprit rebelle de fortes franges de populations face au confinement, on mesure l’étendue des efforts que déploie le corps médical pour juguler la progression de l’épidémie sinueuse du coronavirus. Nous ne cesserons jamais de le répéter : Dans nos murs, pullulent et persistent trop de citoyens qui défient la rue, délibérément, s’éloignant du minimum des mesures barrières contre le Covid-19. La différence avec les véritables patriotes, c’est que les récalcitrants, les déserteurs évidemment conscients des dangers que tous les algériens encourent, ne s’en remettent qu’à la volonté divine, comme tout le monde bien sûr. Mais hors de la foi qui nous anime tous, les insoumis aux consignes de sécurité et d’organisation sanitaire face à la pandémie n’apportent aucune contribution pour une société responsable, notamment, en direction des blouses blanches qui se battent contre la contagion, au risque d’en être les premières victimes.
Déjà, nos lointains ancêtres ayant vécu les tragédies de la peste noire, insistaient sur l’absolue nécessité de se tenir à l’écart de tout ce qui pouvait être suspect de contamination. Ils pensaient déjà en épidémiologistes et parlaient de ce que la science nomme aujourd’hui la prophylaxie. Les populations d’alors, respectaient scrupuleusement un comportement, celui que l’on cite à tous bras, la distanciation sociale. Une conduite hélas très peu appliquée dans notre quotidien de 2020. Dans le monde du numérique et du savoir d’aujourd’hui, les pouvoirs publics et plus encore les soignants, observent avec impuissance comment la notion de contagion est bien admise intellectuellement, mais pas dans la pratique. Mais alors, face à ces réalités, à quoi donc pensent aujourd’hui les chefs d’Etats du monde entier ? Que pensent aussi les professeurs et les soignants anonymes qui se battent 24 sur 24 sur le front pour éradiquer le virus ? Les populations de plus en plus stressées, figées et apeurées ?
L’ interrogation est universelle, le monde s’interroge jusqu’où ira cette bataille ? Peut être même que les gouvernants de cette planète en émoi avoueront leurs doutes, que les scientifiques n’osent plus se prononcer sur les proches lendemains, pendant que les cher cheurs s’opposent sur des traitements d’urgence ou sur le temps imparti pour proposer un vaccin radical. Que va-t-il advenir des jours et des semaines qui s’enchaîneront sous le poids du coronavirus ? A ce stade, personne ne détient de réponse. Jusqu‘à quand ? La terre continue de se confiner chaque jour un peu plus, en se projetant cependant sur des relâchements progressifs afin surtout, de réanimer les secteurs économiques centralisés d’une part, les activités commerciales d’autre part. La balance entre les impératifs économiques et ceux de la santé divise les cinq continents, parce que toute la difficulté est de réussir le juste équilibre. Pour l’heure, l’ensemble des nations développées croisent les doigts, de même que notre pays confronté à la lancinante gymnastique des prix du baril de pétrole.
Entre temps, la planète qui compte ses 200.000 morts se fait interpeller par les scientifiques venus leur rappeler que la fin du confinement ne marquera pas la disparition du virus. Les épidémiologistes se rejoignent sur cette réalité laquelle véhicule la peur à travers tous les hémisphères : celle de la seconde vague de l’épidémie. La Chine que l’on pensait immunisée, s’est réveillée à cette évidence. Cette crise inattendue qui use et terrorise les Capitales les plus inattaquables n’est pas prête à livrer ses entrailles. Les partisans du non déconfinement, et à leurs têtes, le Directeur Général de l’OMS, sonnent l’alarme sur les déconfinements précoces, sources d’une phase d’irruptions du virus. Bref, il persiste une pointe d’inquiétude, quelle que seront les stratégies mis en œuvre.
Enfin, sur un autre registre, il est intéressant d’analyser comment la puissance médiatique accompagne et oriente cette actualité mondiale. Donald Trump par exemple, provoque un tollé mondial en suggérant d’injecter du désinfectant aux patients touchés par le Covid-19. Après avoir appelé à la révolte populaire contre le confinement dans plusieurs Etats démocrates, le Minnesota, le Michigan et la Virginie, le Docteur Trump annonce fièrement sa trouvaille miracle. Les spécialistes l’ont rapidement qualifiée de dangereuse. De nombreuses personnalités s’insurgent, entre autres, Joe Biden, l’adversaire démocrate du pensionnaire de la Maison Blanche aux prochaines présidentielles du 3 novembre 2020.Tout près du candidat à sa succession, sa conseillère Kellyanne Conway s’est emmêlée les pinceaux en proclamant « qu’avant l’irruption du Covid-19, l’OMS aurait dû combattre les 18 précédents virus »…..Un raisonnement par l’absurde, puisqu’il faut peut-être rappeler à la proche collaboratrice du patron de la première puissance mondiale que Covid-19 signifie « Co » pour Corana, « VI » pour Virus, « D » pour Décembre et « 19 », pour l’année 2019. Cette officielle du Pentagone aurait dû se rapprocher de n’importe quel média de Washington pour paraître plus cultivée. Et puis, que penser des cubains annonçant le 13 mars dernier, la production d’un traitement contre le coronavirus. « Interféron Alfa 2B » ? Un produit thérapeutique expérimenté dans l’île de feu Fidèle Castro et sollicité par une quinzaine de pays.
Décidément, on aura tout vu dans cette grave pandémie planétaire, qui concerne 197 Etats des 5 continents. L’histoire retiendra que les puissances de ce monde sont impuissantes contre ce virus créé par elles. Que Dieu protège l’humanité et les soldats du 1er front : les médecins, les soignants, tous ceux et celles qui sont mobilisés sans relâche. Au péril de leur vie.

Par Fayçal Haffaf