jeudi , 29 octobre 2020

Le vrai sens de la solidarité

Fidèle à sa solidarité sans faille avec le peuple palestinien, l’Algérie dira, par la voix du président Tebboune, les quatre vérités à la face du monde. Le chef de l’Etat qui s’exprimera à la prochaine assemblée générale des Nations Unis abordera cette question avec le courage dont l’Algérie a habitué la communauté internationale. En le soulignant, avant-hier, lors de l’entretien qu’il a accordé à deux titres de la presse nationale, le président de la République n’a rien fait d’autre que confirmer les engagements de l’Algérie auprès du peuple palestinien. La posture algérienne vis à vis d’un peuple qui a vu sa terre spoliée par une occupation colonialiste ne se limite pas aux simples déclarations. Faut-il rappeler à ce propos, que l’Algérie est l’un des rares pays arabes à s’acquitter en temps et en heure de sa contribution au budget de l’autorité palestinienne. Par cet acte concret, les Algériens et leurs dirigeants interpellent l’ensemble de la nation arabe sur le fait que la solidarité ne devrait pas se limiter à de belles paroles creuses, comme ne cessent de le faire à longueur de communiqués des pays membres de la Ligue arabe, ou à des visites surmédiatisées entre deux agressions israéliennes sur la bande de Ghaza.
Le soutien à la résistance du peuple palestinien exige certes des prises de positions à l’Onu, l’usage de la moindre once d’influence que l’on pourrait avoir à n’importe quel niveau de la «hiérarchie» mondiale, mais il est tout aussi évident que ledit soutien doit également être orienté vers des actions d’aide concrètes au bénéfice de l’autorité palestinienne pour lui permettre de fonctionner normalement et à travers elles, insuffler l’espoir au peuple de Palestine que leurs frères arabes ne les oublient pas.
Ces Palestiniens qui ont vu l’ensemble des pays de la planète, à l’exception de quelques uns, leur témoigner il y a plusieurs années, leur respect via le vote en faveur de l’admission de leur pays à l’Assemblée générale de là l’Assemblée générale de l’Onu en qualité d’observateur, sont en droit d’attendre des marques de solidarité plus soutenues de la part des pays membres de la Ligue arabe.
Or, ce n’est pas ce qu’on constate sur le terrain. Les souffrances des Palestiniens ne sont que rarement prises en considération par des monarchies hyper riches qui préfèrent placer tout leur argent dans des banques occidentales. Ces mêmes banques qui financent des opérations de vente d’armes à l’Etat Hébreux. Des armes qui servent à maintenir les Palestiniens sous le joug du colonialisme sioniste.
Par Nabil.G