vendredi , 18 septembre 2020

L’effritement de la scène des courtisans ?

La bonne Gestion des affaires de la collectivité est évidement une condition nécessaire et indispensable à toute stratégie visant à répondre aux besoins sociaux et aux préoccupations des citoyens en matière d’amélioration des conditions et du cadre de vie communautaire. Et face au lamentable état des lieux, aggravé d’année en année par les tâtonnements et les incertitudes, tout aujourd’hui est devenu prioritaire et urgent. Tant il est vrai que la Cité oranaise a été trop longtemps pénalisée par certains champions de l’opportunisme et des médiocres improvisations, qui se déguisent en «vaillants défenseurs» de la cité , livrée à leurs magouilles, aux intrigues, et aux manoeuvres visant à anéantir les initiatives et à freiner l’émergence des convictions librement exprimées et majoritairement partagées.

Depuis longtemps, la verve démagogique et les discours creux ne servaient qu’au décor de scène à quelques décideurs et élus locaux engagés, par leur incompétence, dans de délirantes gesticulations. Oran, n’est la plus «grande» commune que par le chiffre croissant de sa population. Soumise à la demande et aux pressions sociales de toute une région, la capitale oranaise souffre encore de plusieurs déficits dans les domaines vitaux du logement, de la santé, et de l’éducation.

Par ailleurs, elle n’a pas cessé d’enregistrer des retards, des carences, et de graves «erreurs» d’appréciation ou de manque de maturation de presque tous les grands projets dits structurants engagés ou réalisés durant ces trente dernières années. De l’implantation, il y a plus de trente ans, de la fameuse tour en béton de l’hôtel Château-neuf sur l’assiette d’un site historique, jusqu’au choix du terrain de la grande Mosquée enfin achevée après plus de vingt ans de balbutiements, en passant par d’autres projets et opérations , bien trop d’exemples sont là pouvant illustrer le manque de rigueur, les insuffisances et parfois les dérives de gestion. Et ce n’est que depuis ces cinq dernières années, avec l’arrivée aux commandes de nouveaux jeunes Walis intègres, engagés et compétents, que l’on observe une sérieuse prise en charge des opérations et des dossiers inscrits au programme de développement.

A l’heure où la capitale oranaise est impliquée dans l’échéance et les enjeux des 19émes jeux méditerranéens, il était urgent de sortir la ville des lenteurs et du marasme ambiant. Malgré les carences, les contraintes héritées des gestions antérieures, et les pressions des responsables locaux, à leur tête le Wali, ont eu avant l’heure le grand mérite d’avoir rompu avec le vieux système de gestion fondé sur la laxisme, l’incompétence, et l’octroi d’avantages et de privilèges aux seuls courtisans et membres du Clan…

Par S.Benali