mercredi , 25 novembre 2020

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L’énergie est vitale

L’Algérie se prépare au référendum du 1er novembre prochain, à la rentrée des cycles moyen et secondaire, quelques jours après et également à une probable poussée de la pandémie de la Covid-19. Ces trois évènements de nature totalement différente, mais qui se télescopent sont assez importants pour le présent et le futur de la nation pour qu’on ne puisse pas évoquer d’autres chantiers, pourrait-on dire. Mais la vie d’une nation ne s’arrête pas à deux ou trois défis. La marche d’un peuple est une succession de défis à relever. Les gouvernants doivent avoir un coup d’avance sur le reste des citoyens. Et ce coup d’avance a un nom : l’énergie.
En effet, l’option du développement des énergies renouvelables est à chaque fois confirmée par les responsables politiques. Dans le discours des ministres de l’Energie et de la Transition énergétique, il ressort clairement que l’Algérie est plus que décidée à entrer dans l’ère de l’après pétrole avec un maximum d’atouts.
Les échéances sont très rapprochées et il serait suicidaire pour un pays comme le nôtre de fermer les yeux sur une réalité aussi évidente, celle qui donne la fin de l’or noir à plus ou moins courte échéance. Toutes les études, même les plus optimistes, prévoient le tarissement des puits de pétrole et de gaz au plus tard vers le milieu du 21e siècle. L’Algérie aura eu un petit siècle pour se préparer à cette échéance en construisant une nouvelle industrie énergétique basée sur le solaire.
C’est dire le caractère vital d’une mise en forme d’une démarche qui transcende tous les événements conjoncturels, pour assurer au pays une viabilité à longue échéance. Il faut dire que sans énergie on n’avance pas et pour le cas d’espèce de l’Algérie, toute avancée appelle véritablement un sens élevé de la prospective. Il s’agit en effet, de ne pas se suffire de l’état de fait actuel et réfléchir à poser les bases d’une sérieuse stratégie de pérennisation de l’Etat, voir de la nation.
Le référendum sur la Constitution, la rentrée scolaire et la pandémie sont certes des sujets importants et interpellent tout le monde en Algérie. Mais le grand chantier, celui de l’avenir et de la survie énergétique de la nation, doit être la préoccupation permanente des gouvernants. Prenons-nous le chemin d’une alternative efficace à l’énergie carbonée ? La question mérite d’être posée et on n’a pas besoin d’attendre que passe la pandémie pour en parler. C’est vital.