dimanche , 7 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Mohamed Arkab</span>:<br><span style='color:red;'>«L’entrée en exploitation des gisements de Ghar Djebilet aura lieu en 2021»</span>

Mohamed Arkab:
«L’entrée en exploitation des gisements de Ghar Djebilet aura lieu en 2021»

Le ministre des Mines Mohamed Arkab a annoncé l’entrée en exploitation, durant l’année 2021, des mégas gisements de fer de Ghar Djebilet, parmi les plus importants au monde, après la fin des opérations de la phase de prospection. Intervenant, hier, sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, M. Arkab a indiqué que son département a établi une feuille de route «bien ciblée», précisant qu’il existait cinq projets structurants dans le secteur minier.

Le ministre a affirmé que son département a commencé par «le plus urgent, le plus préparé en amont et le plus important» parmi les cinq projets, à savoir celui de Ghar Djebilet, situé dans la wilaya de Tindouf.
«Dans la wilaya de Tindouf, il existe deux grands gisements ; il s’agit de celui de Ghar Djebilet et Mechri Abdelaziz qui disposent de 3,5 milliards de tonnes de réserve», a-t-il indiqué.
M. Arkab a affirmé que le ministère des Mines a entamé la phase exécution du programme. «Pratiquement, tout est terminé ; le cahier de charges est bien ficelé», en ce qui concerne l’exploitation du gisement de Ghar Djebilet. Le membre du gouvernement a affirmé avoir reçu des instructions du président de la République lors du dernier Conseil des ministres pour «aller vite» pour passer à la production.
M. Arkab a fait savoir que l’Algérie a choisi un partenaire étranger qui a lancé les opérations d’exploitation des gisements de Ghar Djebilet, précisant «qu’il est retenu, c’est un pays ami et il travaille avec nous depuis longtemps sur le dossier».
«Nous avons lancé avec ce partenaire étranger des procédés d’exploitation pour pouvoir commercialiser ce produit», a-t-il indiqué, précisant que ce projet devrait générer plus de 3.000 emplois, dont un millier pour lancer sa première phase d’exploitation. M. Arkab a affirmé qu’après l’entrée en production des gisements de Tindouf, ces derniers peuvent produire 12 millions de tonnes par an, dont une partie sera exportée et une autre utilisée par les aciéries nationales.
«Nous visons à produire deux types de produits, à savoir le concentré du fer utilisé dans les grands complexes tel que le complexe sidérurgique d’El Hadjar et le second type de produit est une poudre de fer, une matière utilisée dans les aciéries», a affirmé le membre du gouvernement.
Il a indiqué que ces deux types de matières premières seront produits à Ghar Djebilet pour satisfaire la demande nationale avec un niveau appréciable de teneur de fer qui dépasse le taux de 56%.
Le ministre a affirmé que les projets du secteur minier visent à réduire la facture d’importation de plusieurs produits ou «l’éradiquer complètement».
En ce qui concerne les ressources minières sises dans d’autres endroits du pays, le ministre a affirmé que les wilayas d’Annaba, de Souk-Ahras et de Tébessa disposent d’importants gisements de phosphate, qui sont en phase de redimensionnement dans le but d’optimiser leur rendement.
Ces gisements de phosphate, recèlent, détaille-t-il, de quelque 2 milliards de tonnes de réserves et qu’ils vont «très prochainement, entrer en exploitation, après que le choix définitif sera fait parmi les 12 partenaires étrangers potentiels qui ont fait part de leur intérêt à les exploiter». M. Arkab a fait savoir, par ailleurs, qu’il existe dans le sous-sol algérien un nombre de 20.000 sites miniers répartis à travers le territoire.
Il a affirmé qu’une large partie de ces sites abrite des produits non ferreux et des métaux rares, inexploités à ce jour, parmi lesquels la mine de plomb et de zinc d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, dont il signale qu’elle fait, actuellement, l’objet de travaux pour hâter son entrée en production.
Il a assuré que l’Algérie dispose d’une quarantaine de gisements de marbre et de granit. Ces gisements sont «parmi les meilleures qualités dans le monde», mais peu ou pas exploités, dont l’Algérie importe, curieusement, environ 500.000 tonnes, pour un montant estimé à 200.000 millions de dollars, a-t-il indiqué.
Samir Hamiche