vendredi , 26 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Développement local et réalisation d’infrastructures </span>:<br><span style='color:red;'>Les APC signeront des partenariats avec des investisseurs privés</span>
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Développement local et réalisation d’infrastructures :
Les APC signeront des partenariats avec des investisseurs privés

Les assemblées populaires communales (APC), sont appelées à s’impliquer davantage dans le développement économique au niveau local afin de renflouer leurs caisses et réduire leur dépendance au financement de l’Etat.

Depuis la chute drastique des prix du pétrole, le gouvernement a sommé les collectivités locales à trouver des solutions pour s’autofinancer.
Hormis le prélèvement fiscal et la collecte d’impôts ainsi que la location de biens et terrains, les APC doivent créer une dynamique économique en lançant des partenariats avec des investisseurs locaux.
Dans ce cadre, l’Etat, à travers le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, prépare un projet de loi visant à encourager la finance locale.
Intervenant hier sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, Gherissi Mahmoud, Directeur des Infrastructures et de l’équipement au ministère de l’Intérieur, a affirmé que l’Etat va encourager la gestion de certaines activités, telles celles d’entreprises, de marchés de proximité, de crèches, de complexes sportifs et autres salles de spectacles, entre les collectivités communales et des investisseurs privés sur la base d’un partenariat.
Il s’agit d’un nouveau mode de gestion qui permettra de réaliser des investissements en collaboration avec des partenaires privés.
«Dans ce nouveau mode de gestion, entre les deux partenaires à savoir l’Etat et le partenaire public, il y a un partage dans le financement de projets dans le partage de risques, dans le partage des gains» a-t-il affirmé.
Ce partenariat vise à réaliser des revenus, à absorber le chômage en créant de nouveaux postes d’emplois ainsi que le développement des collectivités locales et la création de nouvelles infrastructures.
L’invité de la chaîne III a précisé dans ce sillage, qu’à travers ce nouveau mode, une collectivité pourra désormais, au titre d’une concession, déléguer le financement et la gestion d’une infrastructure «productive de revenus», sur la base d’un contrat d’une durée de cinq à trente années.
«On a effectué une mission de recherche approfondie au niveau de l’académie de gouvernance à Pékin en Chine afin de s’approcher de l’expérience chinoise comme 2ème puissance mondiale et nous avons aussi effectué des missions pour s’approcher de l’expérience française dans la gestion des collectivités locales» a-t-il affirmé.
Cette manière de faire, établie sur le principe du «gagnant-gagnant», en plus de faciliter la reprise ou la création de pools d’activités potentiellement créatrice de main d’œuvre, permettra, de plus, de mobiliser des recettes fiscales au bénéfice des collectivités locales.
«De nombreuses communes à travers le pays possèdent, outre un
important patrimoine foncier, nombre d’infrastructures à caractère économique, social et culturel qui ne demandent qu’à être reprises à mains ou développées grâce à l’apport de partenaires privés pour le plus grand bien de leurs habitants», a affirmé Gherissi Mahmoud.

Alger: Samir Hamiche