lundi , 18 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Suspension à l’importation de produits alimentaires </span>:<br><span style='color:red;'>Les arômes quittent la «liste interdite»</span>

Suspension à l’importation de produits alimentaires :
Les arômes quittent la «liste interdite»

Sans spécifier dans son communiqué, la dénomination exacte de ces intrants, il est retenu néanmoins, qu’aucun produit fini n’a bénéficié d’une dérogation, près de quatre mois après l’entrée en vigueur de la décision gouvernementale. Ces nouvelles autorisations d’importation visent spécifiquement l’objectif de soutenir la production nationale agroalimentaire.

Le gouvernement conti-nue les ajustements qu’il opère régulièrement sur la liste des produits interdits à l’importation. La dernière décision en date, du ministère du Commerce, a consisté en la levée de la suspension provisoire à l’importation de certains intrants nécessaires à la production de plusieurs produits alimentaires. Il convient de relever le caractère provisoire de la décision. Cela, sous-entend que des produits peuvent être interdits de nouveau à l’importation, dans le cas d’une production nationale suffisante. L’idée est de faire de la fameuse liste un instrument de soutien aux producteurs nationaux. Pour ce qui concerne les importations qui sont désormais possibles, le communiqué du ministère du Commerce note les intrants des jus et boissons, des yaourts, des biscuits, des confiseries et des chocolats. «Ces intrants communément désignés sous le nom +arômes+, sont désormais libres à l’importation à la condition d’accomplissement par les opérateurs intéressés et chacun en ce qui le concerne, des procédures de domiciliation bancaire exigibles en la matière», précise la même source. Cette action «s’inscrit dans les travaux de révision et de mise à jour de la liste des produits suspendus provisoirement à l’importation dont les résultats seront communiqués incessamment», poursuit le ministère.
Sans spécifier dans son communiqué, la dénomination exacte de ces intrants, il est retenu néanmoins, qu’aucun produit fini n’a bénéficié d’une dérogation, près de quatre mois après l’entrée en vigueur de la décision gouvernementale. Ces nouvelles autorisations d’importation visent spécifiquement l’objectif de soutenir la production nationale agroalimentaire.
Ainsi, alors que beaucoup d’«experts» n’avaient pas misé un dinar sur le succès de la démarche gouvernementale, l’économie nationale montre une réelle capacité de résilience dans un contexte assez particulier. Il reste, cependant, qu’au fil des jours et des expériences, des requêtes d’entreprises industrielles ont été introduites auprès des pouvoirs publics, à l’effet de lever la suspension de l’importation de certains produits et matières premières, la Commission de sauvegarde de la production nationale a tenu depuis le début de l’année 2018, 4 réunions avec des filières industrielles. Il en est ressorti autant d’ajustements de la liste des 850 produits interdits à l’importation. On rappellera à ce propos, que les restrictions à l’importation avaient été levées pour des produits et intrants classés dans 5 sous-positions tarifaires (plaques, feuilles, bandes, rubans, pellicules et autres formes plates, auto-adhésifs, en matière plastique, sacs d’emballages pour produits alimentaires en polymères de l’éthylène, à l’exclusion des sacs aseptiques pour l’emballage des produits alimentaires, sachets…). Ce «retour en grâce» de quelques produits, explique certainement le flou artistique qui concerne la sphère productive nationale dont on ne connaît pas vraiment la taille. D’où les arbitrages réguliers, destinés surtout à éviter toute pénalisation de la production nationale.

Alger: Smaïl Daoudi