mercredi , 25 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Le socle de l’Algérie nouvelle</span>:<br><span style='color:red;'>Les associations religieuses et la société civile</span>

Le socle de l’Algérie nouvelle:
Les associations religieuses et la société civile

A travers l’histoire du pays, ce sont les écoles coraniques et les zaouias où enseignaient des érudits et des savants comme l’émir Abdelkader, Sidi-Boumédiene, Sid-Ahmed Tidjani, Sidi-Abderahman Taâlibi, qui formaient le socle de la société civile.

Les associations et institutions religieuses ont leur place dans l’édification de l’Algérie à travers l’apport qu’ils ramènent à la société civile. C’est en substance le propos du conseiller du président de la République chargé des zaouias et des associations religieuses, Aissa Belakhdar.
«Ces écoles et associations religieuses et zaouias doivent être notre référent en matière d’enseignement du Coran, de consolidation de l’unité nationale et d’esprit patriotique», a souligné M. Belakhdar qui s’exprimait dans le cadre d’une rencontre des associations religieuses en Algérie. Le cadre de la présidence de la République a mis en exergue l’intérêt que porte Abdelmadjid Tebboune à la société civile. «L’Algérie tire sa force de ses constantes, son Histoire et ses valeurs d’où la nécessité d’accorder aux associations religieuses la place qui leur sied au sein de la société civile», insiste M.Belakhdar. Il ne manquera pas de rappeler qu’à travers l’histoire du pays, ce sont les écoles coraniques et les zaouias où des érudits et des savants comme l’émir Abdelkader, Sidi-Boumédiene, Sid-Ahmed Tidjani, Sidi-Abderahman Taâlibi, qui formaient le socle de la société civile. On ne peut pas les ignorer du jour au lendemain. Bien au contraire, ils méritent tout le respect de la nation, pour avoir su sauvegarder le référent religieux de la société algérienne.
Ramené à l’actualité du moment où l’Algérie s’apprête dans quelques jours à voter une nouvelle Constitution, «il est inacceptable qu’il y ait des connotations ou interprétations de la part de certaines parties qui sèment le doute sur les constantes du pays», indique Aissa Belakhdar. Pour lui, «l’Islam qui est la religion de l’Etat» et la société se doit de «demeurer fidèle au serment des chouhada qui ont payé cher de leur vie pour que vive l’Algérie».
«La constitutionnalisation de la Déclaration du 1er Novembre 1954 dérange certaines parties car cette Déclaration est la résultante des efforts des révoltes populaires et de tous ceux qui se sont sacrifiés pour l’unité de l’Algérie et son indépendance», a encore précisé M. Belakhdar.
En ce sens, il a affirmé que «le processus de l’édification de l’Algérie nouvelle se poursuivra après le référendum sur la Constitution comme l’ont voulu les chouada et non les aventuriers». Le directeur général des Archives nationales, conseiller auprès du président de la République, chargé des archives nationales et de la mémoire, Abdelmadjid Chikhi, appuie le propos de M.Belakhdar et déplore que l’aspect religieux soit «absent» dans l’écriture de l’Histoire algérienne, recommandant «une nouvelle méthodologie à adopter par les historiens et les sociologues dans l’écriture scientifique de l’Histoire». Quant au président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Bouzid Lazhari, il a abordé le rôle joué par les associations religieuses dans l’éducation des Algériens et le respect des droits de l’Homme. Bref, les principaux intervenants à cette conférence ont jeté un nouveau regard sur un pan important de la société algérienne.
Anissa Mesdouf