mardi , 9 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Nouvelle loi organique, le Conseil national de la presse écrite, numérisation...</span>:<br><span style='color:red;'>Les chantiers de Belhimer pour 2021</span>

Nouvelle loi organique, le Conseil national de la presse écrite, numérisation...:
Les chantiers de Belhimer pour 2021

«Aucune activité de journaliste ne saura être arrêtée sans décision judiciaire». C’est le summum de la liberté de la presse, bien qu’il faille faire bon usage de cette liberté.

L’ objectif majeur du ministre de la Communication pour 2021 consiste en l’élaboration d’une nouvelle loi organique sur l’information. Cette exigence participe de la nécessité d’arrimer le secteur de la communication à la nouvelle Constitution. Dans un entretien accordé au quotidien L’Expression, Amar Belhimer a souligné que «le grand chantier du secteur de la communication durant l’année 2021 sera l’amendement de la loi organique n°12-05 du 18 Safar 1433 correspondant au 12 janvier 2012 relative à l’information dans le but de l’arrimer à la nouvelle Constitution ». Cette nécessité législative et juridique repose sur l’article 54 de la Constitution qui «consacre le principe de liberté de la presse en détaillant les composantes de cette liberté, stipule le droit à la création de chaînes télévisées, de sites et journaux électroniques, interdit le discours de discrimination et de haine», indique le ministre.
M.Belhimer précise : «aucune activité de journaliste ne saura être arrêtée sans décision judiciaire». C’est le summum de la liberté de la presse, bien qu’il faille faire bon usage de cette liberté. Pour s’assurer de cette responsabilité, le ministre prévoit d’associer l’ensemble des acteurs du secteur, pour garantir un texte équilibré et pérenne. Le ministre qui ambitionne de créer un véritable «Conseil national de la presse écrite au lieu d’une Autorité de régulation, tel que stipulé dans ladite loi et qui n’existe nulle part au monde», rappelle qu’ «assainir un champ ruiné et miné exige à la fois du temps et de la persévérance». En d’autre terme, le Conseil souhaité devra répondre à la nécessité d’assainir véritablement le métier de ses intrus et des opportunistes. «Nous continuons à travailler pour une amélioration de la situation du secteur de la communication qui a été durant longtemps rongé par les intrus et les affairistes », a-t-il insisté. En cela, le ministre de la Communication dit avoir accompli des pas dans le bon sens en établissant un «lien direct» avec les médias «sans aucune bureaucratie». Il assurera également que nombre d’objectifs du plan d’action du gouvernement concernant son secteur ont été atteints. Il rappellera, à ce propos, la mise en vigueur de l’arrêté régissant la presse électronique et la mise en œuvre, dès courant janvier, du cahier des charges, fixant les conditions d’octroi de la publicité publique. En plus de cette avancée dans l’intégration des sites électronique d’information dans la sphère médiatique nationale, d’autres cadres juridiques comme celui relatif à la publicité (l’activité) ou le sondage, ainsi que la mise à jour des statuts de TDA pour la commercialisation des produits offerts par Alcomsat1 sont à un stade d’élaboration «bien avancé», souligne-t-il.
Sur le difficile secteur de l’audiovisuel, le ministre a annoncé un projet d’arrêté portant lancement d’un appel à candidature pour l’octroi d’autorisations de création de services de diffusion télévisuelle thématiques est en voie de finalisation. «Cette opération contribuera au renforcement des trois textes réglementaires déjà existants relatifs à la loi sur l’audiovisuel», a-t-il signalé. A cette opération, dont l’Algérie dispose déjà l’outil technologique grâce au satellite Alsatcom 1, prochain diffuseur des chaînes de télévision nationales, le ministre évoque un autre défi, celui de dynamiser le nom de domaine « .dz ».
Affirmant que les capacités nationales dans ce domaine sont de plus en plus importantes, M. Belhimer a cité l’exemple des opérateurs comme Algérie télécom, TDA et Mobilis et de l’Agence de presse Algérie Presse Service (APS). Tous ces établissements publics assurent déjà l’hébergement de sites internet nationaux. Les Data Center de ces entités répondent à «tous les besoins d’hébergement des sites électroniques et de stockage des contenus informatisés».
A en croire le ministre, «ces opérateurs sont à même de garantir une sécurité maximale aux données, tant en matière d’accès que de contenus ininterrompus à longueur de temps».
Enfin, en matière de défi, le ministère de la Communication n’en manque pas, certains ont été relevés et d’autres le seront dans le courant de l’année 2021.
Yahia Bourit