jeudi , 22 octobre 2020

Les choix et les priorités de la politique de développement local

Les ambulants et les marchands illicites squattent encore de nombreux trottoirs à travers les rues et les quartiers. Les colporteurs d’eau, dans des citernes douteuses, sont toujours en activité. Les gravas et déchets de chantier sont encore trop souvent visibles, abandonnés ici et là au bord des routes. Les ordures et détritus, anarchiquement jetés par les ménages, traînent entre les immeubles des grandes cités d’habitat. Les «m’targuias» squattant le moindre espace public, continuent d’imposer leur règne et leur diktat sur les automobilistes. Les bus de transport urbain ne cessent de susciter l’angoisse des usagers qui dénoncent le manque d’entretien du matériel et les incivilités. Les chiens errants, les rats et les moustiques inondent de grandes zones d’habitat de la Cité. Et pourtant, depuis toujours, le discours officiel n’a pas cessé de clamer les efforts et l’engagement des pouvoirs publics à cerner et éradiquer tous ces «points noirs» qui ternissent l’image de la ville et accentuent les désagréments urbains. Malheureusement, Oran continue de subir les affres d’une fatalité légendaire qui ne cesse de forger les échecs et les médiocres replâtrages. Même les trottoirs du centre ville, «refaits à neuf» il y a quelques années avec du carrelage en «ciment imprimé», offrent au regard des passants une déplaisante image de trottoir bosselé, gris et sale, accentuant l’ambiance de morosité. Sans parler de bon nombre d’opérations urbaines en attente, parfois à demi engagées, mais qui restent encore en chantiers inachevés censés améliorer le cadre urbain à travers les cités. Au quartier HLM/USTO, rien n’a encore changé malgré les multiples visites de quelques gestionnaires locaux devant, en principe, recenser les tares et les fléaux qui gangrènent toujours le cadre de vie collectif. Notamment en ce qui concerne le déversement des eaux usées dans bon nombre de caves d’immeubles, l’absence de trottoirs et de voiries et la clochardisation avancée des allées et des façades d’immeubles. Une situation qui irrite les résidents de la Cité des 1245 Lgts, surtout lorsqu’ils entendent parler de ces crédits faramineux dégagés, plus 50 milliards de dinars, destinés à l’entretien des routes et achèvement des travaux de réalisation de nouveaux accès au complexe sportif d’Oran, situé dans la commune de Bir El Djir. Des projets qui doivent être achevés en 2020 car ils entrent dans le cadre de la préparation des Jeux méditerranéens de 2021. Un événement, certes salué et soutenu par les habitants, mais qui pose de plus en plus de questionnements sur les choix et les priorités inscrites dans la stratégie de développement d’Oran et sa région. Mais c’est là un autre débat.

Par S.Benali