mercredi , 25 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Conseil des ministres</span>:<br><span style='color:red;'>Les dates des rentrées scolaire et universitaire annoncées</span>

Conseil des ministres:
Les dates des rentrées scolaire et universitaire annoncées

La rentrée scolaire a été fixée au 21 octobre prochain pour le cycle primaire. Les élèves du moyen et du secondaire reprendront les cours, quant à eux, le 4 novembre prochain. C’est la décision présidentielle, annoncée avant-hier, en Conseil des ministres.

Le chef de l’Etat qui a révélé ces dates, a souligné devant les membres du gouvernement que le comité scientifique détient, dans ce cadre, toutes les prérogatives pour examiner et revoir la situation concernant la rentrée scolaire. C’est à dire qu’un rétropédalage n’est pas exclu en cas de rebond significatif des contaminations.
Pour le reste des jeunes appelés à reprendre les cours, le président a annoncé la date du 15 novembre pour la rentrée dans le secteur de la formation professionnelle, et le 22 novembre 2020 pour la rentrée universitaire. Il va de soi que ces décisions tiennent compte des «impératifs liés à la réorganisation des cités universitaires et éviter la surcharge notamment au niveau des amphithéâtres, et ce au vu de la situation sanitaire due à la propagation de la Covid-19. A ce propos, le Président Tebboune a souligné la nécessité de «veiller, en prévision de la rentrée scolaire, au strict respect des conditions d’hygiène conformément au protocole sanitaire, en prenant en compte la santé de l’élève, étant au centre de tout intérêt et de toutes les priorités». Il a également rappelé l’obligation de désinfecter les «établissements scolaires 72 heures avant la rentrée avec impératif port du masque pour le cycle secondaire». Toutes ces mesures sont censées garantir une rentrée scolaire, éloignée du risque épidémique.
Sur d’autres volets, notamment celui de la Justice, le président de la République a insisté sur «l’engagement de l’Etat à protéger les citoyens, à renforcer la justice et la primauté de la loi en vue de consolider le processus démocratique et restaurer l’autorité de l’Etat pour être juste et protecteur des faibles au vu de la propagation du phénomène d’enlèvement, étranger à notre société». Cet appel intervient au lendemain de la découverte du corps de la jeune Shaïma, violée et brûlée par un homme qui la harcelait.
Au plan économique, le président a mis en exergue l’importance de ne pas charger les citoyens d’impôts nouveaux. Il faut, dit-il, «éviter d’instaurer des impôts qui n’auraient pas un impact sur le volume du budget, et continuer à alléger les charges sur les citoyens pour préserver les postes d’emploi». Cette déclaration qui vient après un débat au tour de la loi des finances 2021, a permis au Président de mettre en évidence l’importance de «contrôler le soutien destiné au secteur agricole, notamment lors des grandes opérations de mise en valeur, appliqué depuis des années mais sans évaluation du bilan ni données appropriées dans ce domaine, et enquêter sur les dossiers de soutien destinés aux différentes filières agricoles». Pour le chef de l’Etat, il est impératif de «mettre un terme au gaspillage et à la connivence dans les différentes filières et conclure des contrats d’efficacité avec les éleveurs au titre du soutien».
Sur le volet ayant trait au secteur du transport aérien, le chef de l’Etat a ordonné la «réouverture des aéroports intérieurs fermés et création de compagnies spéciales en vue d’assurer le service de transport aérien interne pour créer une dynamique économique et absorber le chômage». En plus d’air Algérie, dont il faut réduire le «nombre de ses agences commerciales à l’étranger», Abdelmadjid Tebboune instruit l’exécutif à l’effet de préparer «une plateforme pour un hub aéroportuaire de l’Algérie à Tamanrasset en collaboration avec les spécialistes et experts pour accéder aux marchés africains». Le chef de l’Etat souligne, enfin la nécessité d’exploiter «la conjoncture économique mondiale pour l’ouverture de nouvelles lignes, notamment vers les Amériques et l’Afrique».

Anissa Mesdouf