lundi , 28 septembre 2020
Les efforts de la diplomatie algérienne conduisent à un cessez-le-feu

Les efforts de la diplomatie algérienne conduisent à un cessez-le-feu

Les efforts consentis par la diplomatie algérienne pour mettre fin au conflit libyen en général et observer un cessez-le-feu en particulier ont apporté leurs fruits.

La diplomatie algérienne n’est parvenue à ces résultats, d’ailleurs salués par de nombreux pays, qu’après avoir effectué plusieurs démarches visant à rapprocher les différents protagonistes d’une solution politique et faire ainsi cesser le langage des armes. En effet, parvenir à un cessez-le-feu n’a pas été possible sans un ballet diplomatique enregistré ces derniers jours où plusieurs ministres des pays concernés par ce conflit ont fait escale à Alger. L’option du cessez-le-feu, défendue par Alger, a été bien accueillie par les différents belligérants, à savoir : le président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union (GNA), Fayez al Sarradj et le maréchal Khalifa Haftar.
Ce dernier a finalement accepté l’appel au cessez-le-feu, une solution largement défendue par l’Algérie qui a tout fait pour éviter l’embrasement de la région. D’ailleurs, la semaine passée les représentants des parties concernées ont fait le déplacement à Alger. Lundi dernier, 6 janvier, le président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union (GNA), Fayez al Sarradj a été reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le chef de l’État a rappelé à son hôte, l’attachement de l’Algérie à préserver la région de toute ingérence étrangère au moment où la Turquie avait décidé de déployer des troupes en Libye en soutien au GNA.
Dans la perspective d’un éventuel envoi de troupes turques sur le sol libyen, l’Algérie avait appelé la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, à prendre ses responsabilités et à imposer un cessez-le-feu. Ensuite, les présidents turc et russe ont aussi appelé à observer un cessez-le-feu.
Après la venue de Fayez al Sarradj, elle a été suivie par le déplacement du chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu. Jeudi dernier, c’est au tour des chefs de la diplomatie égyptienne et italienne, Sameh Choukri et Luigi Di Maio de faire escale à Alger où l’appel à l’arrêt des hostilités était au menu des discussions. Samedi, en début de la semaine en cours, le président de la République,Abdelmadjid Tebboune, a reçu samedi à Alger le ministre congolais des Affaires étrangères et de la coopération, Jean-Claude Gakosso. Ce dernier est porteur d’un message du président congolais en sa qualité de président du Comité de haut niveau de l’Union Africaine (UA) sur la Libye.
Ce message comporte une invitation adressée au président de la République pour assister à la réunion que le Comité compte tenir le 25 janvier courant. Selon un communiqué de la présidence de la République, les deux parties ont fait une évaluation « de la situation en Libye, ce pays frère, et l’échange de vues sur les voies à même de mettre fin aux hostilités et aux ingérences étrangères et de dynamiser le processus des négociations entre les parties libyennes ainsi que le rôle de l’UA dans la relance du processus de paix dans ce pays frère, loin de toute ingérence étrangère ». En plus des efforts de l’Algérie et d’autres pays tels que l’Italie, la Turquie et l’Égypte, l’Union africaine (UA) a programmé des rencontres le mois prochain pour solutionner la crise libyenne. Une réunion du CPS (Conseil paix et sécurité de l’Union africaine), fixée pour début février prochain, se tiendra à la veille du sommet de l’UA, prévu les 8 et 9 février à Addis-Abeba. Elle sera consacrée à la crise libyenne et à la circulation des armes qui a aggravé la situation au Sahel.
Samir Hamiche