mercredi , 5 août 2020

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Les experts du chaos

Beaucoup d’experts ont enterré l’Algérie au premier couac pétrolier, en 2014. A ce jour, le pays est encore debout et le Conseil des ministres, réuni hier, a clairement démontré que six années après l’alerte, l’exécutif aborde avec sérénité le nouveau plan de relance socioéconomique. A ce propos justement, les mêmes experts «chantent» la même chanson de l’absence de financement autre que le recours au FMI pour engager n’importe quelle dépense. Le président de la République répond directement à ces détracteurs de tous les temps de toutes les politiques économiques du pays. L’on notera dans le communiqué de la présidence que le pays a l’opportunité d’injecter immédiatement pour l’investissement et la relance économique l’équivalent de mille milliards de dinars. Cet argent est prêt à l’usage. Il est dans les caisses de l’Etat et les observateurs, cités plus haut, voudraient qu’il n’existe pas. Les disponibilités financières du pays ne s’arrêtent pas là. Il y a également quelques dix milliards de dollars qui viendront s’ajouter aux économies susceptibles d’être faites sur les dépenses inhérentes aux services et autre études. Cela viendra en appui aux mesures visant l’élimination de la surfacturation et la récupération de l’argent disponible dans le marché informel.
Cela pour dire que lorsque l’exécutif parle de relance et que le chef de l’Etat s’interdit de recourir à l’argent du FMI, ce n’est pas des paroles en l’air.
Le Président Tebboune qui doit certainement savoir la faisabilité de l’action gouvernementale pour peu que la volonté politique se manifeste, estime très possible de réduire le niveau des importations notamment les services et le transport maritime de marchandises pour préserver les réserves de changes. Il est également admissible de récupérer l’argent disponible dans le marché informel et réintégrer ce dernier dans le circuit officiel. Le gouvernement peut aussi récupérer dans les réserves d’or du pays, les fonds gelés depuis des décennies au niveau des douanes et des saisies au niveau des ports et des aéroports, pour les intégrer aux réserves nationales. «Avec toutes ces mesures, l’Algérie devra économiser, à la fin de l’année en cours, près de vingt milliards de dollars», assure le chef de l’Etat.
Les experts qui, en principe, doivent avoir leur réponse, trouveront certainement quoi redire pour annoncer le chaos à plus ou moins court terme. Mais depuis qu’ils prédisent des catastrophes qui ne se produisent pas, on se demande à quoi peuvent-ils bien servir.
Par Nabil.G