dimanche , 25 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Constitution, rentrée scolaire, économie, Palestine </span>:<br><span style='color:red;'>Les grandes vérités du Président</span>

Constitution, rentrée scolaire, économie, Palestine :
Les grandes vérités du Président

Concernant la rentrée universitaire, le Chef de l’Etat a indiqué que l’Université aura la «liberté» pour en fixer la date, relevant qu’il «n’y aura pas un jour unifié pour la rentrée universitaire qui se fera en fonction de l’organisation et du planning de chaque établissement».

Abordant tous les sujets qui font l’actualité de l’heure, le Président de la République a mis en avant, lors d’un entretien qu’il a accordé à des responsables de la presse nationale, le souci permanent de l’Etat d’avancer sur le chantier de toutes les réformes lancées depuis son arrivée à la tête de l’Etat. Parmi ces réformes, le président Tebboune place la révision de la Constitution au sommet de son action, étant donné que c’est la plus importante de ses promesses électorales. Sans détour et visiblement convaincu de son action, le chef de l’Etat a affirmé : «Si le peuple veut le changement, il est temps de l’opérer». Une déclaration qui a le mérite d’être claire et directe, d’autant, estime-t-il, «l’Etat algérien sera, après le référendum sur la révision constitutionnelle prévu le 1er novembre 2020, davantage moralisé et véritablement au service du citoyen et non pas au service d’un groupe de personnes qui exerce sur lui une autorité paternaliste». Il n’a pas manqué d’exprimer le souhait de voir les citoyens «plébisciter le projet de révision constitutionnelle, pour qu’on puisse passer directement à la révision de la loi portant régime électoral, laquelle sera soumise au parlement pour donner naissance, si possible, à de nouvelles institutions élues avant la fin de l’année». Dans cette perspective de révision de la loi fondamentale, le président accorde à la société civile une réelle place qu’elle n’a jamais eue dans les précédentes Constitutions. Pour le chef de l’Etat, la société civile est devenue «pour la première fois constitutionnalisée et véritable partenaire dans la gestion de ses affaires». Ce sera également un acteur de poids dans la balance sociopolitique. L’occasion, pour consacrer la lutte contre l’argent sale en garantissant la transparence dans la gestion «de la base jusqu’au sommet». Pour le chef de l’Etat, ce phénomène «s’est propagé tel un cancer dans la société et doit être combattu» Et d’ajouter : «la loi sera intransigeante vis-à-vis de tous ceux qui recourent à l’argent sale».
Sorti du politique, Abdelmadjid Tebboune a montré une grande fermeté lorsqu’il a été question de la santé des Algériens. Il en a d’ailleurs fait un préalable à toute décision relative à la rentrée scolaire 2020-2021. Celle-ci ne pourra être effectuée qu’en «concertation avec le Comité scientifique et les médecins». L’Algérie ayant prioritairement opté pour «la protection du citoyen», il est «possible de programmer la rentrée scolaire en fonction de la situation pandémique de chaque wilaya», a déclaré M. Tebboune. Concernant la rentrée universitaire, le Chef de l’Etat a indiqué que l’Université aura la «liberté» pour en fixer la date, relevant qu’il «n’y aura pas un jour unifié pour la rentrée universitaire qui se fera en fonction de l’organisation et du planning de chaque établissement».
Concernant les questions relevant de l’économie, le Président a annoncé l’ouverture d’ateliers économiques «immédiatement après les élections». L’objectif de l’exécutif sera de réaliser un bond économique «en concertation avec tous les acteurs de la société». Dans la foulée, il a révélé la «révision prochaine de la loi sur la Monnaie et le Crédit et l’engagement d’une réflexion sur la création de mécanismes pour couvrir les risques de change encourus par les opérateurs économiques en raison de la dépréciation de la monnaie nationale». Mais le gros dossier sera celui de la réduction du budget des transferts sociaux, qui se monte à 12 jusqu’à 14 milliards de dollars par an. Mais il indiquera que ce chantier ne sera pas ouvert dans l’immédiat. Et même lorsque le dossier sera abordé, les catégories défavorisées ne seront pas affectées. D’ailleurs la révision constitutionnelle «préservera le caractère social de l’Etat».
Concernant l’accord d’association avec l’UE, il ne sera pas question de s’en défaire, mais il est envisagé son amendement pour mieux l’adapter aux intérêts de l’Algérie. «Nous allons revoir le calendrier de démantèlement et l’UE est d’accord concernant cette révision à laquelle s’attellent des économistes», a-t-il assuré
Le Chef de l’Etat a, enfin, évoqué la liberté de la presse en Algérie, soulignant que cette dernière était libre et qu’aucune restriction ne lui était imposée. Il a cependant précisé que la liberté d’expression avait des «limites» et qu’il existait des lois applicables à tout un chacun. Interrogé au sujet de Khaled Drareni, condamné récemment à deux ans de prison,
M. Tebboune a expliqué qu’on «ne pouvait trancher de l’inexistence de la liberté d’expression dans un pays en raison d’une personne impliquée dans une affaire n’ayant aucune relation avec la presse». Il a révélé, dans ce sens, qu’il n’existe aucun document prouvant la relation de Drareni avec la chaine de télévision avec laquelle il prétend travailler.
Au plan international, la question palestinienne et les relations avec le Maroc ont été abordés par le chef de l’Etat. Sur le premier sujet, il a réitéré la position «constante» de l’Algérie vis-à-vis de la cause palestinienne, qui est «sacrée pour nous et pour l’ensemble du peuple algérien», déplorant, dans ce sens, «l’empressement pour la normalisation (avec l’entité sioniste), à laquelle nous ne prendrons jamais part». A ce propos, le Président de la République a indiqué que le discours qu’il prononcera à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, prévue mardi prochain, portera sur la défense de la question palestinienne qui ne sera pas abandonnée par l’Algérie «quelles que soient les circonstances».
Enfin, M. Tebboune, a souligné que l’Algérie «n’a aucun problème avec le Maroc frère», précisant que la cause du «Sahara Occidental est une question de décolonisation exposée au niveau de l’ONU».
Nadera Belkacemi