mercredi , 22 septembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Les dernières opérations de relogements ont laissé des traces</span>:<br><span style='color:red;'>Les habitants de Ras El Ain dans la tourmente</span>
© OT / Archives

Les dernières opérations de relogements ont laissé des traces:
Les habitants de Ras El Ain dans la tourmente

Ces derniers mois, des opérations de relogement ont été effectués à Oran dans le cadre du programme du président de la République destiné au quartier Es-Sanaouber «ex-Les Planteurs». Près de 2000 familles de Ras El Ain ont été relogées au nouveau pôle urbain d’Oued Tlélat. Mais les habitants qui sont restés dans ce quartier, sont confrontés à plusieurs problèmes après la fin de ces opérations.

En premier lieu, ces bâtisses dont les familles ont été relogées mais ils n’ont pas été démolies par les services concernés, surtout ceux situés dans des endroits impraticables.
Résultats, le visage du quartier a été défiguré et plusieurs bâtisses ont été transformées en dépotoir et sur place, les odeurs nauséabondes et les rats, ont envahi les lieux, ce qui a poussé plusieurs habitants de Ras El Ain à tirer la sonnette d’alarme sur les dangers que représente cette situation sur la vie de leurs enfants. Pis encore, la situation est plus grave selon un citoyen qui a affirmé que des bâtisses ont été transformées en lieu de débauche dans l’absence des travaux de démolition. «Nous demandons l’intervention des services de la daïra pour démolir ces maisons de fortune qui nuisent à notre cadre de vie quotidien, il y a un réel danger sur la vie de nos enfants qui dans l’absence de lieu de divertissement joue à l’intérieur de ces bâtisses» dira-t-il.
Il est à noter que plusieurs maisons dont les familles ont été relogées dernièrement, ont été nouvellement squattées par des citoyens qui attendent dans les années à venir une éventuelle opération de relogement. Un fait qui démontre que les efforts de l’Etat sont en train de tomber à l’eau et que la crise du logement est loin d’être vaincue dans cette partie de la ville.
Notons que les assiettes foncières récupérées après les opérations de relogement seront affectées à la réalisation de structures de tourisme.
Pour redorer le blason de cette zone située au cœur d’Oran. Un quota supplémentaire de 5.000 logements sociaux a été accordé pour le relogement des familles de haï Es Sanaouber «ex-Les-Planteurs» en 2013.
Ce quota vient s’ajouter sur un programme de 9.000 logements dont 3.000 ont été déjà attribués aux habitants de ce quartier populeux d’Oran. De nouveaux logements seront réceptionnés en 2018 à Tlélat, ce qui permettra de poursuivre les opérations de relogement des habitants de ce quartier.

Fethi Mohamed