jeudi , 25 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Inflation à 4,9% et équilibre de la balance commerciale</span>:<br><span style='color:red;'>Les indices macroéconomiques contredisent les pessimistes</span>
© D.R

Inflation à 4,9% et équilibre de la balance commerciale:
Les indices macroéconomiques contredisent les pessimistes

Il semble que la réalité du terrain est très différente de ce qu’on pensait. En tout cas, le gouvernement qui table sur une inflation de 5,5% à la fin de l’année 2018, est sur une pente très douce, à voir les variations des prix enregistrées entre janvier et février de l’année en cours.

Le scénario d’une inflation galopante annoncé par des «experts», eu égard au recours au financement non conventionnel pour équilibrer le budget de l’Etat, n’est pas matérialisé au deuxième mois de l’année 2018. Il faut savoir, à ce propos, que «l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel, a été de 4,9% jusqu’à février 2018» rapporte le dernier bulletin de l’ONS. L’Office national des statistiques explique que «cela représente le taux d’inflation moyen annuel calculé en tenant compte des 12 mois allant de mars 2017 à février 2018 par rapport à la période allant de mars 2016 à février 2017». C’est dire que cette proportion est le résultat cumulé de toute une année de hausse des indices des prix. Pour ce qui concerne la variation mensuelle des prix à la consommation en février 2018, qui est «l’indice brut des prix à la consommation en février par rapport à janvier 2018», c’est-à-dire l’évolution des prix du premier au deuxième mois de l’année en cours, il a été enregistré une baisse de l’ordre de -0,6%. Ce pourcentage, bien que minime, suppose que les prix ont cessé de grimper et ont amorcé une baisse certes, légère, mais une baisse quand même, ce qui pourrait augurer d’un maintien du pouvoir d’achat des Algériens, voire même d’une hausse mesurée. Il faut savoir, à ce propos, qu’après une hausse en janvier induite par l’effet de la suspension d’importation de nombreux produits de consommation, les prix ont connu une baisse remarquable pour le mois de février. L’ONS retient les prix des biens alimentaires qui ont connu une baisse de 1,9% en février comparativement à ceux de janvier 2018.
A titre d’exemple, «les prix des produits agricoles frais, ont enregistré une baisse de 3,5%, particulièrement la viande blanche (-8,3%) et les légumes (-5,7%). De même, les prix des produits alimentaires industriels (agroalimentaires), ont enregistré une baisse, quoique légère, de 0,4%, entraînés par la chute des prix des légumes secs (-9,6%)», rapporte l’Office national des statistiques. Quant aux produits manufacturés dont les prix bougent généralement très peu, ils ont quand même été concernés par une légère baisse de l’ordre de 0,1%. Les prix de l’habillement-chaussures ont baissé de 0,8% alors que le reste s’est caractérisé par des variations modérées.
A contrario de cette série de baisse des prix, ceux des services ont observé une hausse de l’ordre de 1,8%. «Par groupe de biens et services, une augmentation des prix a touché les logements-charges (+0,9%), les transports et communication (+1,1%) et ceux de la santé et d’hygiène corporelle (+0,8%)» lit-on dans le rapport de l’ONS.
Les taux affichés, constituent un démenti aux prévisions catastrophistes de certains cercles d’économistes qui s’attendaient à une brusque augmentation des prix en réaction des mesures prises dans la dernière loi des Finances. Il semble donc que la réalité du terrain est très différente de ce qu’on pensait. En tout cas, le gouvernement qui table sur une inflation de 5,5% à la fin de l’année 2018, est sur une pente très douce, à voir les variations des prix enregistrées entre janvier et février de l’année en cours.
Cette «bonne nouvelle» pour la stabilité macroéconomique du pays, intervient le lendemain du rapport du CNIS qui annonçait hier, un équilibre presque parfait de la balance commerciale du pays pour le mois de février. Les observateurs de la scène économique nationale, prévoient un léger excédent pour les trois prochains mois.
Associé à une inflation maîtrisée, la donne économique et commerciale algérienne tend à s’imposer comme la meilleure de toute la région MENA.
Alger: Smaïl Daoudi