mardi , 21 septembre 2021

Les intérêts avant tout

Les occidentaux campent encore une fois sur leur position hypocrite et intéressée et versent comme d’habitude quelques larmes sur les peuples « qu’ils soutiennent contre leurs régimes ». Il en est ainsi au lendemain des élections présidentielles en Iran qui ont consacré le conservateur Ebrahim Raissi nouveau président et successeur du réformateur Mohammed Khatami.
En effet diplomates et presse occidentale expriment au le demain de ces élections leur inquiétude pour l’avenir des Iraniens, qui à les croire, seront privés de tous leurs droits et libertés. « Ils ne pourront pas avoir accès à une presse libre, ni à vivre dans la dignité ou prétendre à une transparence du pouvoir ». Un tableau bien noir décrit par ces sources françaises, britanniques et américaines.
A les entendre aujourd’hui, on croirait qu’ils regrettent sérieusement le départ du réformateur Khatami. Le même Khatami qu’ils ont tout fait pour affaiblir face à Israël et dont ils ont nourri les contentieux avec l’Arabie Saoudite dans une manœuvre claire d’affaiblir le monde musulman face au seul allié qui vaille dans la région à savoir l’Etat sioniste.
L’ingérence occidentale dans les affaires internes des pays, notamment arabes et musulmans, est devenue presque légitime et est même considérée comme un droit, puisque aujourd’hui on parle du « droit d’ingérence ». Une ingérence qui, sous couvert d’humanisme et de défense des droits de l’homme, n’est en réalité qu’un moyen de pression et de sauvegarde des seuls intérêts des puissants de ce monde, qui se soucient très peu des conditions de vie et de liberté des peuples arabes et musulmans. Sinon la situation du peuple palestinien aurait changé il y a bien des années face aux multiples exactions des hordes sauvages israéliennes.
Nos peuples ne doivent plus se leurrer. Ils se doivent de saisir une bonne fois pour toutes que personne ne peut compatir avec eux, et surtout pas les grandes capitales occidentales, qui ont clairement annoncé la couleur et leurs intentions lors du funeste printemps arabe qui a fait entrer plusieurs pays arabes dans un infernal cycle de violence duquel ils n’en sont pas sortis à ce jour.
Les Occidentaux ne sont guidés que par leurs seuls intérêts. Et ils sont dans leur droit. Et c’est peut être ce que nous devons méditer nous aussi en plaçant d’abord nos intérêts aux premières de nos préoccupations.
Par Abdelmadjid Blidi