mardi , 19 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>ABANDON DE PROJETS DE RÉALISATION D’ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES À AÏN EL TURCK</span>:<br><span style='color:red;'>Les légitimes interrogation des parents d’élèves</span>
© Ouest Tribune

ABANDON DE PROJETS DE RÉALISATION D’ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES À AÏN EL TURCK:
Les légitimes interrogation des parents d’élèves

Abritant une population estimée à 82.105 habitants, selon le dernier recensement, la daïra d’Aïn El Turck, qui est en plus confrontée à une démographie galopante à cause de l’exode rural, fait face à un dur déficit en établissements scolaires et en centres de santé notamment son chef lieu et ce, au moment où un nombre indéterminé de grandes superficies sont occupées par des chantiers de projets en somnolence depuis des années.

Rachid Boutlélis Là où le bas blesse est ce fait que ces chantiers à l’arrêt, ont été tout simplement transformés en lieux de beuveries ou de rencontres pour marginaux. Les exemples peuvent être reportés sur une très longue liste. Dès le début de la rentrée scolaire, des voix se sont en vain élevées pour revendiquer la récupération des assiettes abritant des projets d’utilité publique à l’abandon depuis des années pour les destiner à la réalisation d’établissements scolaires.
Ce piteux constat représente l’une des incartades, constituant l’éventail varié de couacs, à l’origine de la cruelle déchéance des prestigieux paysages de cette partie de la wilaya d’Oran, en raison vraisemblablement de manque d’esprit de créativité, voire carrément d’ignorance de la notion du sujet. Selon les déclarations glanées à ce propos, des parents d’élèves domiciliés dans les localités de St Roch, de Trouville, du quartier Commandant Ferradj, communément appelé douar Maroc, du village de Cap Falcon et ses localités limitrophes, sur le territoire de la municipalité d’Aïn El Turck, et la liste est encore longue, ont dénoncé l’absence d’un collège et d’un lycée dans leur lieu de résidence. Nos interlocuteurs s’interrogent sur le pourquoi et le comment de la réalisation de deux lycées, mitoyens l’un de l’autre dans ladite municipalité, alors qu’il n’en existe aucun dans les autres zones.
Les responsables locaux, qui se sont succédé, ont annoncé la réalisation de collèges dans les zones à forte concentration de la population et d’un troisième lycée dans cette municipalité mais malheureusement aucun de ces projets n’a été lancé à ce jour. Et comme le ridicule ne tue point, le projet de réalisation d’un groupe scolaire de 6 classes dans la localité de St Roch devant être réalisé en 2015 pour un apport financier de 3 milliards de centimes et un délai de 12 mois et d’un CEM dans le quartier Mohamed Ghriss, pour 12 milliards et un délai de réalisation d’une année où encore la réalisation en 2014 d’une école fondamentale, CEM, dans le village de Cap Falcon pour 12 milliards de centimes et un délai d’une année ou encore le projet de réalisation d’un lycée à Aïn El Turck pour 25 milliards pour un délai de 12 mois et une polyclinique dans le quartier Bensmir en 2015 pour un montant de 10 milliards de centimes pour un délai de 12 mois et d’une autre à Cap Falcon pour un montant de 10 milliards de centimes pour un délai de 12 mois en 2014, et la liste est encore beaucoup plus longue, ont tous été renvoyés aux calendes grecques, alors qu’ils ont été accordés à l’époque par la wilaya d’Oran et ce, suite aux propositions de la daïra d’Aïn El Turck.
Ce déplorable état de fait constitue en réalité et lamentablement l’arbre qui cache la forêt en termes de promesses non tenues, des responsables qui se sont succédé ces 20 dernières années aux destinées de cette daïra, qui ont annoncé en grandes pompes à la population la réalisation des ces projets d’utilité publique, dans le cadre de l’amélioration de leur cadre de vie. Ces mêmes interlocuteurs ont également fait part de l’éphémère soulagement, qu’ils ont éprouvé en 2015 avec l’annonce du lancement prochain des travaux de réalisation d’un CEM à Cap Falcon.
En effet, il s’agissait en fait d’un projet inscrit sur le plan d’action quinquennal, au même titre que 57 autres opérations, dont 18 pour l’année 2014 et parmi lesquelles, il est à noter la réalisation d’une école fondamentale, CEM, dans le village de Cap Falcon. Un apport d’un montant de 120 millions de dinars a été estimé pour financer ce projet avec un délai de réalisation de 12 mois. Le CEM devait donc en principe être opérationnel dès la rentrée 2016. Fort malheureusement pour des raisons inconnues, ce projet demeure toujours à son état embryonnaire et ce, au grand dam des parents d’élèves du village de Cap Falcon et de ses localités mitoyennes, La Madrague et Les Corales. Ces projets ont, en toute vraisemblance, été inscrits sur le volet illusion.

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