lundi , 18 janvier 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Ils maintiennent leur refus de passer les épreuves du DEMS</span>:<br><span style='color:red;'>Les médecins résidents boycottent les activités hospitalières</span>
© D.R

Ils maintiennent leur refus de passer les épreuves du DEMS:
Les médecins résidents boycottent les activités hospitalières

Le Collectif des médecins résidents ne cesse de durcir son mouvement de protestation, en décidant cette fois-ci, d’«interrompre toute activité hospitalière dans tous les hôpitaux de 8h à 16h».

En effet, les médecins résidents
ont eu recours à cette décision
suite à ce qu’ils qualifient comme «l’acharnement médiatique éhonté, des poursuites judiciaires iniques, une répression administrative sans précédent, des sanctions financières illégales». Ainsi, les médecins dénoncent l’insulte, l’intimidation, la calomnie, l’absence de mesures contraignantes, l’absence de moyens de déstabilisation». Tout cela n‘est venu qu’entamer «notre détermination à défendre la dignité du soignant et le droit du patient à un système public de santé efficient et juste sur tout le territoire national». «Voilà plus de quatre mois que notre lutte pour faire aboutir nos revendications légitimes à la formulation pragmatique et raisonnable se heurte violemment au mépris à l’intransigeance et à l’irresponsabilité d’une tutelle démissionnaire qui préfère verser dans l’attentisme coupable et dans la manipulation populiste», indiquent les médecins résidents dans un communiqué. Ainsi, et après concertation de l’ensemble des résidents des différentes facultés et dans le cadre du durcissement devenu impératif de nos actions de protestation, il a été décidé de cette mesure.
En effet, les résidents rappellent que la notion de service minimum telle que voulue dans les dispositions de l’article 38 de la loi 90—02 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et a l’exercice du droit de grève, intéresse uniquement le travailleur comme cela est précisé dans l’article 3 de ladite loi. «Or, le médecin résident n’a pas le statut de travailleur salarié ni celui de fonctionnaire comme il l’a été rappelé dans le courrier du Directeur des Relations de Travail auprès du Ministère du Travail. Ainsi, il n’est donc pas concerné par le service minimum» précise-t-on.
Ainsi, les médecins résidents appellent à la stricte application des modalités réglementaires et statutaires qui «encadrent nos missions et fonctions au sein de nos services notamment pour la période s’étalant de 8h a 16h» et «déplorons avec gravité que l’attitude rigide et hautaine de nos tutelles nous est contraints à recourir à ce durcissement».
Et voilà une autre décision qui pénalise encore plus les malades qui dans cette malheureuse histoire de «taghnanate», semblent être les premières victimes. Un pourrissement de plus en plus dangereux et dont devront répondre les acteurs de ce bras de fer insupportable.
Par ailleurs, le porte-parole du Collectif autonome des
médecins résidents algériens (CAMRA), M. Mohamed Taileb, a affirmé, dimanche, que le CAMRA «maintient son boycott des épreuves du Diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS), prévues du 18 mars au 12 avril 2018».
Dans une déclaration à l’APS, il a indiqué que la majorité des médecins résidents relevant de différentes facultés de médecine nationale, ont approuvé le «boycott des épreuves du Diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS), dont la date avait été fixée du 18 mars au 12 avril 2018 par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique», faisant état de l’organisation d’assemblées générales consultatives, au niveau de ces facultés, consacrées aux décisions à prendre pour les prochains jours.
Le CAMRA a décidé de maintenir son mouvement de grève, entamé depuis près de 4 mois, jusqu’à satisfaction de toutes ses revendications par les ministères concernés» a-t-il ajouté.
Pour rappel, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a affirmé avant hier samedi, que «le ministère maintient la date fixée préalablement pour les épreuves du DEMS», indiquant que les médecins résidents concernés, «doivent assumer pleinement leur responsabilité».
Alger: Noreddine Oumessaoud