jeudi , 25 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Une grève illimitée et un piquet de grève à l’EHU 1er novembre</span>:<br><span style='color:red;'>Les médecins résidents optent pour l’escalade de la contestation</span>
© D.R

Une grève illimitée et un piquet de grève à l’EHU 1er novembre:
Les médecins résidents optent pour l’escalade de la contestation

Les médecins résidents ont entamé dimanche une grève illimitée ponctuée par un piquet de grève à l’établissement hospitalier universitaire 1er novembre suite à l’échec cuisant des négociations avec le ministère de la Santé et la non prise en considération de l’essentiel de leurs revendications. 
Les délégués des spécialistes en formation ont organisé une AG dans cet établissement hospitalier  lors de laquelle ils ont regretté le «mépris affiché par les responsables de la tutelle face à leurs légitimes revendications». Selon les délégués des résidents, la réunion de mercredi dernier avec le ministre de la Santé a été un vrai fiasco et le premier responsable du secteur n’aurait, selon les concernés, même pas pris le temps d’écouter les délégués des résidents. Les blouses blanches ont ainsi décidé de paralyser les établissements hospitaliers et de déserter les salles de soin. La grève illimitée concerne toutes les régions du pays. Il n’y aura pas de service minimum, ni de permanence de nuit, avertissent les délégués des résidents. Un sit-in national se tiendra le mercredi 3 janvier en cours à Alger. «La réunion avec le ministre de la Santé n’a duré que 15 minutes. La parole n’a pas été donnée aux résidents et aucun PV de cette réunion remis (…) la plate de forme de revendications étudiée par les deux ministères de tutelle n’a pas obtenu de réponse favorable. Le comité des médecins résidents rejette toute forme de mépris, de mesures d’intimidation et de pressions que subissent les résidents en sciences médicales et invite l’ensemble de la corporation à rester mobilisée», lit-t-on dans le communiqué du comité des résidents. Il est à noter que les spécialistes en formation réclament, entre autres, l’abrogation du service civil dans sa forme actuelle, ainsi que l’annulation de son caractère obligatoire en l’absence de mesures incitatives. Ils regrettent le caractère «injuste» du service civil qui est imposé aux résidents sans contrepartie équitable. Les délégués des résidents dénoncent également le manque en moyens et équipements médicaux dans les services et notamment en gynécologie et les urgences. Ils appellent aussi à une concertation avec la tutelle pour l’élaboration du projet de loi de santé qui est qualifié de «code pénal» ayant pour unique objectif la «pénalisation de la fonction de médecin». Les spécialistes en formation dénoncent par ailleurs la violence qui s’exerce quotidiennement contre ceux qui cherchent à porter assistance aux malades.
H. Maalem