mardi , 19 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Le président du Conseil de l’ordre des pharmaciens</span>:<br><span style='color:red;'>«Les officines doivent élargir leurs activités»</span>
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Le président du Conseil de l’ordre des pharmaciens:
«Les officines doivent élargir leurs activités»

Le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, a affirmé hier sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, que les officines ne devront pas limiter leur activité à la commercialisation de médicaments, mais elles doivent l’élargir en proposant des actes thérapeutiques, rémunérés aux malades.

«C’est tout le sens de notre engagement au niveau du Conseil de l’ordre et c’est le sens des orientations de l’Organisation mondiale de la santé; effectivement, nous militons pour une pharmacie qui soigne, pas pour une pharmacie qui marchande. Bien qu’il y ait un aspect indéniablement commercial par la remise de médicaments, il est fondamental d’aller vers des réformes qui mettent le malade au centre des préoccupations de la pharmacie» a-t-il affirmé sur la chaine III.
Il a affirmé que ces services ont proposé de travailler avec les autorités sur la loi sanitaire en précisant qu’ils ont proposé un article de loi qui donne au pharmacien lui permettant de jouer un rôle dans l’éducation thérapeutique du patient. Il a affirmé dans ce cadre, que l’«implication du pharmacien dans la prise en charge des malades, va engendrer, à la fois, une meilleure prise en charge de ces derniers et des économies d’échelle pour les dépenses de santé, notamment pour les caisses de sécurité sociale».
«Nous militons pour une pharmacie qui soigne, pas une pharmacie qui marchande. Bien, qu’il y ait un aspect indéniablement commercial par la vente du médicament, il est fondamental d’aller vers des réformes qui mettent le malade au centre des préoccupations de la pharmacie», plaide M. Benbahmed.
C’est une tendance mondiale, explique-t-il, qui a commencé en Amérique du Nord, puis elle s’est élargie à l’Europe et maintenant sur orientation et recommandation de l’OMS, à la plupart des pays de la région MENA (Middle East and North Africa, Moyen-Orient et Afrique du Nord).
«Le malade a accès au médecin traitant tous les 3 mois, alors que le pharmacien est disponible et peut être consulté sans rendez-vous» a souligné l’Invité de la rédaction de la Chaine 3, qui justifie l’élargissement des missions des pharmacies d’officine par «des problématiques d’observance des malades qui ne finissent pas leur traitement, d’autres qui le prennent mal et des personnes âgées polymédiquées qui ont 3 à 4 pathologies et qui nécessitent une prise en charge thérapeutique par le pharmacien», comme cela se fait à travers le monde rappelle-t-il.
«Le pharmacien, dans le monde, sera de moins en moins rémunéré par une marge (celle du médicament). Il sera rémunéré en grande partie, sur son acte pharmaceutique, à travers la prise en charge du malade», affirme M. Benbahmed, qui confirme avoir travaillé avec la sécurité sociale sur «une éventuelle rémunération» de ces actes thérapeutiques.
Interrogé au sujet des cas de médicaments périmés, -pas moins de 100.000 tonnes se sont accumulées depuis 2002-, qui représentent un danger pour la santé publique et l’environnement, M. Benbahmed atteste que le problème a été réglé par l’agrément d’établissements hospitaliers chargés de l’incinération.
Il reste à prendre en charge les médicaments périmés des ménages, fait-il remarquer. Cela, peut se faire, ajoute-t-il, par la création de «sociétés agréées chargées de récupérer les périmés des ménages et des officines» explique-t-il.
Alger: Samir Hamiche