mardi , 4 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Sid Ali Khaldi</span>:<br><span style='color:red;'>Les pouvoirs publics rassurent les athlètes bloqués à l’étranger  </span>
Taoufik Makhloufi © APS

Sid Ali Khaldi:
Les pouvoirs publics rassurent les athlètes bloqués à l’étranger  

Les pouvoirs publics, par le biais du ministère  de la Jeunesse et des Sports, ont promis de rapatrier le champion  olympique, Taoufik Makhloufi, mais aussi tous les autres athlètes qui se  trouvent bloqués dans plusieurs pays depuis la propagation de la pandémie  de coronavirus.

Le champion olympique 2012 du 1500m et double médaillé d’argent des JO de  Rio-2016 sur 800 et 1500m, Taoufik Makhloufi, a déploré, à partir de  l’Afrique du Sud, la situation dans laquelle il s’est retrouvé en raison de  la pandémie et la fermeture des frontières. «Cela fait quatre mois que je suis bloqué en Afrique du Sud, ni  rapatriement ni même un geste qui s’en approche de la part de l’Etat  algérien pour me permettre de retourner au pays. Cela démontre que je suis  peu considéré comme citoyen algérien et même en tant que champion olympique  qui a hissé haut les couleurs nationales», s’est lamenté Makhloufi samedi  sur Facebook. Le premier responsable du secteur du sport algérien, Sid Ali Khaldi, a  réagi quelques heures plus tard, également sur Facebook : «Je suis de très  près la situation dans laquelle se trouve notre héros olympique Taoufik  Makhloufi, avec qui je suis en contact permanant, moi et mon département». Il a ajouté qu’il s’est «personnellement assuré de son confort et de ses  conditions de résidence à l’instar de nos athlètes dans toutes les régions  du monde, en particulier les coureurs présents à Nairobi et les nageurs  présents à Montréal». Sid Ali Khaldi a indiqué qu’en raison de «l’état exceptionnel dans lequel  vit aujourd’hui le monde avec la pandémie de Covid-19 et la suspension des  vols, l’Etat algérien continuera de faire tout son possible pour rapatrier  ses athlètes partout où ils se trouvent, jusqu’à ce que les circonstances  le permettent». Il a réitéré lundi, sur les ondes de la Radio nationale, son soutien au  champion olympique qui «bénéficie d’une bourse de préparation et il se  trouve dans de très bonnes conditions». «Je comprends parfaitement son envie de rentrer au pays à l’instar de nos  compatriotes qui se trouvent bloqués partout dans le monde, mais dire qu’il  a été abandonné par les pouvoirs publics, c’est totalement faux», a-t-il  précisé. A Nairobi, l’ambassade d’Algérie a installé les athlètes envoyés au Kenya  par la Fédération algérienne d’athlétisme dans un hôtel, en attendant un  éventuel rapatriement.  La délégation algérienne d’athlétisme, composée de 11 personnes dont les  deux jeunes spécialistes du 800m, Yassine Hathat et Mohamed Belbachir, a  rallié le Kenya le 10 février et devait le quitter le 15 mars, mais le  retour en Algérie a été annulé en l’absence de vols internationaux. Elle  venait de bénéficier d’un stage de cinq semaines à l’Institut national des  sports du Kenya à Iten, une ville située à 2500m d’altitude et distante de  450 km de la capitale Nairobi. «Pourtant, notre stage de préparation s’est bien déroulé en altitude, dans  la ville d’Iten où se prépare pratiquement toute l’élite mondiale de  l’athlétisme. Malheureusement, à notre retour à  Nairobi, nous avons été  désagréablement surpris par la fermeture de l’aéroport international de la  capitale kényane», avait témoigné l’entraîneur national du demi-fond, Amar  Benida, qui  s’est déclaré «rassuré» par la prise en charge des athlètes sous sa coupe.  «Je tiens à rassurer tous les parents d’athlète. Nous avons été bien pris  en charge par notre ambassade à Nairobi et nous sommes installés dans un  bel hôtel où les athlètes s’entraînent».