mercredi , 25 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Secteur des transports</span>:<br><span style='color:red;'>Les précisions de Lazhar Hani</span>

Secteur des transports:
Les précisions de Lazhar Hani

Le ministre des Transports Lazhar Hani a détaillé, hier, lundi la situation de son secteur durement touché par les restrictions imposées par le coronavirus, les perspectives de reprise des dessertes terrestres, maritimes et aériennes et les difficultés auxquelles fait face Air Algérie.

Le ministre qui intervenait au Forum de la Radio nationale a évoqué en premier lieu le secteur du transport aérien où il est revenu sur l’annonce de la création d’une nouvelle compagnie aérienne publique, chargée d’assurer le transport domestique.
Il a fait savoir que la décision de créer une nouvelle compagnie aérienne qui sera chargée des lignes internes intervient suite aux difficultés rencontrées par Air Algérie pour assurer la gestion à la fois du transport international et local.
«Air Algérie ne dispose pas des moyens nécessaires pour répondre à la demande au niveau des 36 aéroports répartis à travers le territoire national», a-t-il déclaré, précisant que vu cette difficulté rencontrée par Air Algérie, le président de la République a décidé de créer une compagnie chargée des dessertes internes. «Avec la création d’une compagnie publique de transport domestique, Air Algérie ne s’occupera que des lignes internationales», a-t-il insisté.
S’agissant de la question qui refait surface à chaque fois et qui concerne l’ouverture du champ du transport aérien aux opérateurs privés, le ministre a indiqué qu’il s’agit d’une « décision politique irréversible » qui ne se résumera pas seulement au transport domestique mais il peut même concerner les lignes internationales ainsi que le transport maritime.
Interrogé sur les instructions du président de la République afin de réduire le nombre d’agences d’Air Algérie à l’étranger, le ministre a affirmé que ces «représentations ont été créées au moment où l’internet et les nouvelles technologies de communication n’existaient pas où le client est obligé de se rendre à ces agences pour acquérir des billets de voyage». M. Hani a affirmé que les réservations se font désormais sur internet, à distance sans déplacement aux agences d’Air Algérie. Pour lui, il est inadmissible de continuer à travailler avec des méthodes révolues et de l’ordre du passé.
Il a indiqué dans ce cadre que la plupart des compagnies aériennes ont pris la même voie en fermant leurs représentations commerciales à travers le monde vu les importantes dépenses financières nécessaires pour la gestion de ces agences.
Interrogé sur le transport public entre les wilayas et via le métro d’Alger, le ministre a affirmé qu’aucune date n’est prise pour l’instant à cause de la persistance de la pandémie du coronavirus.
«Nous ne sommes pas préparés sur le plan organisationnel et du point de vue sanitaire la situation n’est pas propice en dépit de la tendance baissière du nombre des contaminations par la pandémie qui n’est pas totalement endiguée», a-t-il soutenu.
Il convient de rappeler dans ce cadre que le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a donné des instructions dimanche dernier, lors de la réunion du Conseil des ministres, pour la réouverture des aéroports intérieurs fermés, selon un communiqué de la Présidence de la République.
Le Président Tebboune a également instruit de créer des compagnies spéciales en vue d’assurer le service de transport aérien interne pour créer une dynamique économique et absorber le chômage, et de «revoir» le mode de gestion de la compagnie Air Algérie de manière à la rendre compétitive à l’international, tout en veillant à réduire le nombre de ses agences commerciales à l’étranger.
Aussi, a-t-il ordonné, la préparation d’une plateforme pour un hub aéroportuaire de l’Algérie à Tamanrasset en collaboration avec les spécialistes et experts pour accéder aux marchés africains, et d’exploiter la conjoncture économique mondiale pour l’ouverture de nouvelles lignes, notamment vers les Amériques et l’Afrique.
Samir Hamiche