lundi , 17 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Bonnes nouvelles pour les finances du pays</span>:<br><span style='color:red;'>Les prix du pétrole en hausse</span>

Bonnes nouvelles pour les finances du pays:
Les prix du pétrole en hausse

«Les cours pourraient revenir sous pression dans les prochains mois alors que l’offre mondiale doit augmenter et que le marché va passer d’un état de déficit à l’équilibre», prévient l’AIE. Cette nouvelle perspective intervient après une chute historique l’an dernier, la demande devrait ainsi croître de 5,7 millions de barils par jour cette année, pour atteindre 96,7 millions de barils par jour.

Les finances du pays sortent peu à peu de la zone rouge. La dernière cotation du Brent sur le marché londonien conforte cette observation que font les experts financiers. Et pour cause, le président de la République qui préconise un budget à l’équilibre en 2022 a toutes les chances de réaliser l’objectif de l’exécutif, sachant que les prix de l’or noir se sont installés au dessus de 60 dollars depuis le début du mois d’avril. Hier encore, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 64,71 dollars. Cette cotation représente une hausse remarquable de 1,63%, en comparaison avec la séance précédente. Une progression qui s’appuie sur une conjoncture favorable qui fait dire aux spécialistes que les fondamentaux du marché pétrolier sont désormais «plus solides». C’est le mot utilisé par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), en revoyant à la hausse ses prévisions de la demande pour 2021, sur fond de perspectives économiques plus encourageantes. «Les cours pourraient revenir sous pression dans les prochains mois alors que l’offre mondiale doit augmenter et que le marché va passer d’un état de déficit à l’équilibre», prévient l’AIE. Cette nouvelle perspective intervient après une chute historique l’an dernier, la demande devrait ainsi croître de 5,7 millions de barils par jour cette année, pour atteindre 96,7 millions de barils par jour.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a précédé l’AIE dans l’appréciation du marché. L’Opep s’est en effet dit plus optimiste pour la demande mondiale de pétrole cette année. Une déclaration qui intervient dans un contexte quelque peu haussier, l’autorisant à assouplir les coupes dans sa production. Un risque calculé, disent les observateurs sachant qu’un rebond mondial est attendu, concernant la demande de brut. La coupe annoncée devrait tourner autour des 6 millions de barils par jour en 2021. Le marché a bien répondu, ce qui tranquillise les membres du cartel pétrolier, même si le facteur prédominant, hier, était en rapport avec les données sur les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis. Ces chiffres devaient être publiés, hier, par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) tard dans la soirée. Avant-hier, la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux Etats-Unis, l’American Petroleum Institute (API) a indiqué que ceux-ci avaient baissé de 3,6 millions de barils dans le pays la semaine passée. Selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg, ils s’attendent à une baisse de l’ordre de 2,7 millions de barils dans les données de l’EIA. Autant de bonnes nouvelles pour l’Algérie.
Nadera Belkacemi