mardi , 30 novembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Hausse des salaires, loi sur la monnaie et le crédit, baisse des importations</span>:<br><span style='color:red;'>Les promesses du gouvernement Benabderrahmane</span>

Hausse des salaires, loi sur la monnaie et le crédit, baisse des importations:
Les promesses du gouvernement Benabderrahmane

«Le Gouvernement a pris au sérieux la question de la révision des salaires et l’a inscrite comme axe important dans son programme. Il traitera de cette question selon une approche participative inclusive»

Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a bouclé vendredi soir un véritable marathon politique, au vu des très nombreuses questions des membre de l’APN d’abord, puis du Conseil de la nation ensuite, a fait la promesse aux élus de la nation de travailler d’arrache-pied pour réaliser le plan d’action de son gouvernement. Une conviction que le Premier ministre a transformée en engagement auprès des élus de la nation. «Si nos aïeux ont réussi à réaliser l’indépendance politique, le Gouvernement œuvrera à la réalisation de l’indépendance économique», a promis Aïmene Benabderrahmane, à l’issue de l’adoption par les sénateurs du plan d’action. Une adoption, d’ailleurs précédée par une motion de soutien votée par les membres du Conseil de la nation.
Cette étape dans le processus de validation législative de son plan validée, le Gouvernement a donc carte blanche pour se déployer sur le terrain et concrétiser les réformes promises. Il s’agit principalement, soutient le Premier ministre du «renforcement des fondements de la relance économique, la modernisation du système bancaire et financier, la réforme du secteur public marchand et la gouvernance des entreprises publiques». Autant de chantiers titanesques qui ne peuvent souffrir d’aucun retard, sachant que l’enjeu final est «l’amélioration de l’attractivité du climat d’investissement, la promotion du cadre de développement des entreprises et de l’entrepreneuriat et le renforcement de l’intégration du secteur parallèle», souligne M.Benabderrahmane.
Le projet du gouvernement vise essentiellement à ne pas dévier des réformes déjà engagées, voire les renforcer pour consolider les acquis économiques déjà engrangés. A ce propos, le Premier ministre a annoncé une baisse de la valeur des importations de l’Algérie à la fin de l’année 2021 de plus de la moitié de la valeur enregistrée en 2014. Aïmene Benabderrahmane a, en effet, révélé que la facture des importations pour l’année en cours ne dépassera pas les 30,4 milliards de dollars. Cette baisse traduit «le niveau de la corruption et du gaspillage que connaissait le pays» durant les précédentes années, a soutenu le Premier ministre. «L’Etat s’est orienté vers la rationalisation des dépenses et la maîtrise des importations, loin du gaspillage et de la corruption qui marquaient les opérations d’importation», a-t-il expliqué.
Parmi les grandes avancées attendues dans la gestion financière et économique, Aïmene Benabderrahmane a révélé, en réponse à une question d’un membre du Conseil de la nation, que la révision de la loi sur la monnaie et le crédit touchait à sa fin. Un acte majeur que beaucoup d’opérateurs économiques, dont des exportateurs, attendent avec une pointe d’impatience. «Cette révision vient pour adapter la loi aux réformes globales que connaît le système financier», a-t-il précisé. On apprend ainsi que la réforme de la loi sur la monnaie et le crédit porte sur l’insertion du principe de mandat pour le gouverneur de la Banque d’Algérie en vue d’assurer une autonomie de la Banque centrale et de réhabiliter le rôle des outils de la politique monétaire dans la réalisation des grands objectifs économiques. A cela s’ajoute l’autorisation des courtiers exerçant de façon libérale à accéder au marché monétaire interbancaire et à rendre l’adhésion dans la centrale des risques obligatoire pour toutes les instances de crédit et de microcrédit.
Au plan du pouvoir d’achat, le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a annoncé une révision de la grille des salaires. «Le Gouvernement a pris au sérieux la question de la révision des salaires et l’a inscrite comme axe important dans son programme.
Il traitera de cette question selon une approche participative inclusive, dans le cadre d’une large réforme du système de la fonction publique». Le Gouvernement effectuera une évaluation minutieuse des politiques des salaires à la base d’enquêtes et d’études concernant tous les domaines d’activités y compris le secteur économique, a poursuivi M. Benabderrahmane.
Nadera Belkacemi

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