mardi , 9 mars 2021

Les «réseaux» du mensonge et des médisances…

Les services de sécurité de la wilaya d’Oran ont procédé lundi dernier, à l’arrestation d’une chanteuse de rai accusée d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo calomnieuse et injurieuse portant atteinte à l’honneur et la dignité des médecins et du personnel de l’hôpital d’Oran. La chanteuse connue sous le nom de « Siham Japonia » devait comparaître hier devant le procureur du tribunal d’Oran, suite à la plainte déposée par la direction du CHUO. L’administration de l’hôpital a également publié un communiqué condamnant le contenu mensonger et outrancier de la vidéo et expliquant les contours pernicieux de cette action de désinformation et de manipulation de l’opinion publique répondant à des intérêts bien identifiables. Selon des témoins dont un médecin exerçant au CHUO, les lieux filmés dans cette vidéo, le service de traumatologie, n’ont rien à voir avec les espaces hospitaliers où il pourrait, nous dit-il, «y avoir des pressions ou des insuffisances en matière de prise en charge de malades…». Curieusement, le service de traumatologie a été filmé à un moment où aucun patient n’était en attente de soins ou d’intervention. Se faisant passer pour une parente d’un médecin, la chanteuse a violemment agressé verbalement l’agent de sécurité à l’entrée du service et un infirmier de garde qui lui demandait d’arrêter de filmer les lieux sans autorisation. Faisant croire dans son clip qu’il s’agissait là, d’un service d’accueil des malades du Covid-19, la présumée artiste de raï a déversé des flots de médisances, de mensonges, d’insultes et de dénigrements indécents envers le corps médical et le personnel du CHUO. «Au nom de quoi, de quel droit, de quelle légitimité s’est-elle permise de tels actes et agissements, s’indigne un médecin qui ajoute : «même un journaliste dûment habilité a la courtoisie de nous demander de l’accompagner pour son reportage…». Depuis quelques temps déjà, les réseaux sociaux sont devenus le réceptacle de certaines «envolées», aussi indécentes qu’anarchiques, ne visant qu’à accentuer le marasme et nourrir la haine envers les pouvoirs publics et leurs représentants. Sans entrer dans les débats sur les «théories du complot», il faut bien admettre parfois que certaines formes d’expression, en public ou sur les réseaux sociaux, reflètent non seulement le niveau intellectuel déplorable de leur auteurs, mais aussi la volonté manifeste de nuire à toute volonté ou initiative de développement et de progrès de l’Algérie…
Par S.Benali