samedi , 2 juillet 2022

Les saisons estivales se suivent… et se ressemblent

Selon des journalistes de la presse oranaise, observateurs crédibles de l’état des lieux des communes du littoral, les instructions et directives du wali visant à améliorer les conditions de déroulement de la saison estivale, ne semblent pas avoir été exécutées de manière rigoureuse et convenable. Beaucoup dénoncent en effet des lacunes et insuffisances qui chaque année, depuis trop longtemps gangrènent les sites balnéaires dans un climat de laxisme et de désinvolture indécente. A l’image de certaines plages offrant l’image hideuse des écoulements d’eaux usées, de l’insalubrité galopante, et des espaces de sable squattés par des énergumènes auto-déclarés «plagistes» empêchant les familles modestes d’installer leurs propres équipements de détente en bord de mer. Malgré toutes les déclarations des pouvoirs publics . Tandis que les élus locaux concernés affirment avoir mis en oeuvre toutes les mesures nécessaires pour une bonne gestion et exploitation des plages de la corniche oranaise, le constat d’échec est sans appel dans bon nombre d’endroits affectés par une forme d’absence, ou d’impuissance des pouvoirs publics et des gestionnaires municipaux à appliquer les textes de Loi et les directives en matière de maintenance du cadre d’accueil et d’exploitation des plages en faveur du confort et du bien être des vacanciers. On sait pourtant qu’une commission de wilaya avait été mise en place pour suivre la bonne exécution du programme spécial de préparation de la saison estivale dans tous les domaines d’activités. Mais même en matière de transport, le présumé plan mis en oeuvre semble également inopérant compte tenu de l’anarchie et des désagréments observés dans la circulation routière. On sait que tout a déjà été dit et écrit sur cette lamentable fatalité des retards et du renoncement forgée par l’incompétence et le laxisme. Mais surtout par la nature même d’un système de gouvernance locale qui ne répond nullement aux exigences de développement et de gestion d’une collectivité en déficit chronique d’autonomie et de ressources propres de financement. La Commune d’Ain el Turk, souligne à juste titre un confrère de la presse oranaise, est l’une des plus attractives et des plus riches en termes d’infrastructures hôtelières, de restaurants et de complexes touristiques. Mais c’est pourtant l’une des plus pauvres en termes de recettes et de trésorerie nécessaire à son bon fonctionnement. Une anomalie propre à un système devant être revu et corrigé dans son fondement et dans sa nature.
Par S.Benali