mardi , 11 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Oran</span>:<br><span style='color:red;'>Les travailleurs de «Sotraz-Arzew» réclament un dialogue avec la direction pour débattre de problèmes socioprofessionnels</span>
© D.R

Oran:
Les travailleurs de «Sotraz-Arzew» réclament un dialogue avec la direction pour débattre de problèmes socioprofessionnels

Une centaine de travailleurs de la société de transport «Sotraz-Arzew», filiale du holding «SIP» relevant du groupe Sonatrach ont observé dimanche à Oran un sit-in devant le siège de l’activité Aval sis à la cité «Djamel-eddine» pour réclamer l’établissement d’un dialogue avec le Président directeur général et les cadres dirigeants afin de débattre des problèmes socioprofessionnels.

Il s’agit d’un débrayage de plusieurs jours suivi d’un sit-in après fermeture de l’accès à la société aux travailleurs, a indiqué à l’APS Mohamed Bendaha, secrétaire général de la section syndicale UGTA (Union générale des travailleurs algériens) de Sotraz-Arzew.

«La grève a été déclenchée il y’a une semaine de cela suite à l’absence de dialogue avec le Président directeur général de la société et les cadres dirigeants pour débattre des problèmes socioprofessionnels des travailleurs en suspens, à l’origine d’un climat délétère au niveau de l’entreprise,» a indiqué ce syndicaliste.

«En plus du refus de s’asseoir avec le partenaire social, le Pdg a procédé curieusement à la fermeture des accès aux travailleurs», a-t-il expliqué, déplorant le licenciement abusif de 11 conducteurs au moment de la grève par le Pdg. Dans un communiqué, la section syndicale de la société «Sotraz» dénonce «la dégradation continue de l’outil de travail, le manque colossal de la pièce de rechange et la suspension abusive des travailleurs» et réclame, entre autres, «la révision de la convention collective et les différentes indemnités, le transfert des contrats CDD et CDI et la cessation des entraves à l’exercice syndical par certains cadres dirigeants de la société.»

Les grévistes interpellent aussi le Président directeur général de Sonatrach à «intervenir dans les meilleurs délais possibles pour mettre fin à cette situation qui porte un sérieux préjudice à l’entreprise.» Contacté par l’APS, le Président directeur général de Sotraz-Arzew, Abdellah Arar, rejette en bloc de telles accusations dont celle liée à l’absence de dialogue, soulignant avoir hérité d’une lourde situation marquée par le sureffectif et le poids de la dette qu’il avait dû rembourser depuis son installation à la tête de la société il y’a une année.

Abdellah Arar: «Sotraz n’a pas spolié les droits des travailleurs qui ont, au contraire, bénéficié de primes de bénéfice de 50.000 DA chacun pour le mois de mai et d’une augmentation de 5 % du salaire au mois de juin dernier, de même qu’une prime remboursable du mouton de l’Aïd de 40.000 DA».

M. Arar a fait savoir également que 87 % du chiffre d’affaires de sa filiale qui gère les axes Mostaganem-Arzew-Oran «va à la masse salariale et le restant à l’achat de pièces de rechange.» Au sujet de la pièce de rechange, le responsable de Sotraz-Arzew a indiqué que la société a subi les contraintes du marché, notamment avec les concessionnaires automobiles, eux-mêmes impactés par la situation du marché de l’automobile, la fermeture d’usines et les scandales ayant secoué fortement ce secteur, déclarant «la nouvelle situation nous a permis, dans les derniers jours, d’enregistrer l’arrivage de quantité suffisantes en pièce de rechange pour faire fonctionner l’outil de transport, seul activité de l’entreprise.»
En réponse aux revendications socioprofessionnelles, Abdellah Arar a déploré la situation de paralysie de la société Sotraz-Arzew, affirmant, dans un communiqué adressé à l’APS, que «Sotraz n’a pas spolié les droits des travailleurs qui ont, au contraire, bénéficié de primes de bénéfice de 50.000 DA chacun pour le mois de mai et d’une augmentation de 5 % du salaire au mois de juin dernier, de même qu’une prime remboursable du mouton de l’Aïd de 40.000 DA».