mardi , 16 août 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Route de la corniche supérieure</span>:<br><span style='color:red;'>Les usagers dénoncent les chutes de pierres et l’absence de l’éclairage public</span>

Route de la corniche supérieure:
Les usagers dénoncent les chutes de pierres et l’absence de l’éclairage public

Les rafales de vent, qui se sont manifesté dans la région depuis la fin du week-end, ont une fois de plus entraîné des chutes de pierre sur la route de la corniche supérieure et ce, avec tous les dangers auxquels sont exposés les usagers.

En effet, ce sempiternel état de fait, qui se manifeste régulièrement à cette époque de l’année, à la faveur des vents et des averses, suscite l’ire et la consternation des automobilistes habitués à ce tronçon routier. Ces derniers dénoncent vivement cette déplorable situation, qui se conjugue lamentablement avec le retard considérable du projet de réalisation de l’éclairage public, sur cet axe routier, entre l’échangeur de Mers El Kébir, à hauteur du Aïn Khadija, jusqu’à l’entrée du bourg communément appelé Coca, à l’entrée ouest d’Oran et ce, sur une distance d’environ 15 kilomètres. Les rafales de vent ont, en effet, provoqué des chutes de pierres sur cette partie de la route sinueuse et sombre au sens concret du terme. L’obscurité ambiante, majorée avec l’épais brouillard, qui recouvre une grande partie de cette route, en fin d’après midi, rend la visibilité limitée à seulement quelques mètres pour les usagers.
« Nous avons peur que des pierres s’abattent sur notre véhicule » a fait remarquer un automobiliste, demeurant dans la commune d’Aïn El Turck, qui emprunte régulièrement cet axe routier, la peur au ventre, pour se rendre à son lieu de travail, situé dans la banlieue d’Oran. Notre interlocuteur a encore renchéri « je conduis presque au milieu de la chaussée, quand il vente ou quand il pleuve, pour éviter au maximum d’être exposé aux éventuels chutes de pierres. Je connais bien cette route pour l’avoir toujours empruntée. Elle présente certains dangers pour l’automobiliste non averti ». Des déclarations similaires ont été formulées à ce sujet par d’autres usagers de la route de la corniche supérieure. «Nous glandons à attendre depuis des années l’installation de l’éclairage public. A chaque fois on nous annonce qu’il sera installé dans les prochains jours, mais le projet tarde toujours à être réalisé » a déclaré avec dépit l’un d’eux.
Un autre usager a fait remarquer en substance « en plus de mes antibrouillards, j’allume mes feux de détresse comme la grande majorité des automobilistes. Il faut faire très attention à la tombée du soir sur cette partie de le route où il n’existe aucun candélabre pour éclairer notre itinéraire, qui est essentiellement constitué de dangereux virages à épingle à cheveu ». Toujours est-il que, les désagréments et autres contraintes rencontrés sur cet axe routier, qui constitue une véritable déviation pour éviter notamment les embouteillages, régulièrement répertoriés sur la RN 2, reliant Oran à Aïn El Turck, suscitent un mélange de sidération, de sarcasme et de colère chez les usagers. Nos interlocuteurs ont également fait remarquer qu’ils craignent d’être surpris dans l’obscurité par des sangliers, nombreux dans cette zone à la recherche de nourriture, qui surgissent assez souvent la nuit des fourrées ceinturant en grande partie cette route. Notons que des travaux de réalisation d’un réseau de réseau de drainage des eaux pluviales ont été opérés deux ans auparavant sur cette route. Il s’agissait de palier aux multiples désagréments causés par les averses sur cette route, caractérisée essentiellement par des virages serpentant au pied du mont Murdjadjo. Le réseau de drainage, sous forme de tranchées creusées sur les deux cotés de la route, a été souvent obstrué par des amas de pierres charriées par les eaux de pluie. Cette situation a été lors des averses à l’origine de l’inondation de la voie à plusieurs endroits, pénalisant ainsi les automobilistes.
Dans certains endroits, le passage des eaux de pluie, n’a pas été sans conséquence, notamment au niveau du lieu dit Ain Khadija, où des débuts d’affaissement de la chaussée ont été signalés par les automobilistes. Un risque pour les usagers notamment la nuit où il est difficile de voir la déformation causée par les averses. Notons dans cette optique que le même constat relatif à la dégradation de la chaussée est relevé également sur ce même axe routier à proximité de la sortie du bourg Coca.
Rachid Boutlélis