jeudi , 23 septembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Aid El Adha</span>:<br><span style='color:red;'>Les ventes de moutons chutent de moitié</span>

Aid El Adha:
Les ventes de moutons chutent de moitié

Les ventes de bêtes de sacrifice pour l’Aid el-Adha ont enregistré une baisse notable cette année, soit presque de 50% par rapport à l’année 2019.

La déclaration a été faite par le vice-président de la fédération chargé du commerce et du financement, Belkacem Mezroua, qui a précisé que «selon les premières estimations de la fédération, les ventes de bêtes de sacrifice pour l’Aid el-Adha ont chuté presque de moitié par rapport à 2019 où 6 millions de têtes de moutons ont été vendus contre 3 millions cette année» . Le même interlocuteur a expliqué cette baisse aux «répercussions de la pandémie du Covid-19 sur l’activité économique ce qui a impacté le pouvoir d’achat des citoyens durant 2020 et 2021». Cette situation, selon lui, a poussé de nombreux citoyens à revoir à la baisse le budget consacré au mouton de sacrifice avant de se retrouver face à une flambée des prix notamment dans les grandes villes. M. Mezroua a également expliqué que les vendeurs saisonniers ont favorisé la hausse des prix dans les grandes villes et les villes côtières considérées comme des régions non productrices de bovins. Il citera l’exemple d’Alger, Annaba, Skikda, Bejaïa, Tipasa, Mostaganem et Oran, qui ont connu une hausse des prix. Concernant, les wilayas des Hauts Plateaux, les prix étaient «plus ou moins abordables», oscillant entre 30.000 et 70.000 DA pour les têtes de plus de 65 kg. Le même responsable a tiré la sonnette d’alarme quant à l’impact de la sécheresse et des changements climatiques sur l’activité des éleveurs, déplorant par la même la réduction, d’année en année, du taux de couverture végétale, ce qui deviendra, selon lui, encore plus difficile dans les années à venir si la situation perdure. La pandémie du coronavirus a également été à l’origine de la flambée des prix des aliments de bétail sur le marché international d’environ 300%, a-t-il expliqué, saluant à cet effet l’effort du ministère de l’Agriculture dans la distribution de l’orge et du son à des prix raisonnables pour permettre aux éleveurs de poursuivre leur activité normalement.
Noreddine Oumessaoud