vendredi , 26 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>CAN-2019 -Bénin-Algérie 1-0 </span>:<br><span style='color:red;'>Les Verts toujours fébriles à l’extérieur</span>
© D.R

CAN-2019 -Bénin-Algérie 1-0 :
Les Verts toujours fébriles à l’extérieur

La défaite concédée mardi face au Bénin à Cotonou (1-0) dans le cadre des qualifications de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2019 a encore une fois confirmé la fébrilité de l’équipe nationale de football en dehors de ses bases, elle qui n’a plus gagné en déplacement depuis juin 2016 face aux Seychelles (2-0).

Alors qu’elle devait confirmer son réveil sous la conduite du nouveau  sélectionneur Djamel Belmadi, quatre jours après sa victoire à Blida face à  ce même Bénin (2-0), l’équipe nationale est retombée dans ses travers à  Cotonou, se montrant impuissante et incapable d’aller bousculer un  adversaire qui a évolué pourtant pendant 46 minutes (y compris le temps  additionnel, ndlr) en infériorité numérique suite à l’expulsion du  capitaine des «Ecureuils», Stéphane Sessegnon. «En Afrique, cela fait plus de deux ans qu’on n’a pas gagné à l’extérieur.  Notre dernier succès était contre les Seychelles. Si on ne gagne pas ce  genre de matchs, c’est qu’il y a un vrai souci. La volonté qu’il faut avoir  pour ce genre de rendez-vous doit être surdimensionnée. Il ne suffit pas de  vouloir gagner. A l’extérieur, il faut être à 150%. Jouer au ballon est  quasiment secondaire, dans des conditions difficiles. Il faut gagner les  duels et être solide», a affirmé Belmadi à l’issue de la partie. Un constat amère d’une situation qui n’a que trop duré pour une équipe  nationale qui vise haut mais qui se devait avant cela d’être conquérante en  dehors de ses bases, pour pouvoir prétendre à retrouver son standing.

Des changements et des interrogations

Pour cette rencontre face au Bénin, le coach national a apporté pas moins  de cinq changements dans le onze entrant, par rapport à la sortie de  vendredi à Blida. Un grand remaniement qui n’avait pas lieu d’être, estiment les  observateurs, puisque l’équipe restait sur un succès relativement  convaincant face au même adversaire quatre jours plus tôt. Un joueur comme le défenseur Youcef Attal, étincelant à Blida mais relégué  sur le banc des remplaçants mardi, aurait pu être utile à Cotonou. Idem  pour l’attaquant Baghdad Bounedjah, auteur de deux buts lors des deux  derniers matchs, toujours selon les observateurs.  Un turn-over qui n’a pas eu l’effet escompté, puisqu’au final, les Verts  se sont inclinés, eux qui  devaient l’emporter pour sceller définitivement  leur qualification pour la CAN-20109 avant terme. «Nous avons eu deux matchs dans un intervalle très court. Il fallait bien  faire tourner l’effectif pour redistribuer les cartes. Je ne suis pas là  pour faire en sorte que des joueurs ne reviennent plus en sélection, je  suis là pour leur permettre plutôt d’avoir un autre état d’esprit, qu’ils  sachent que les places ne sont pas acquises de par le nom, la position, ou  le statut qu’on détient», a expliqué Belmadi, histoire de défendre ses  choix. Autant le match de Blida a transmis des signes positifs, autant la sortie  béninoise a prouvé que beaucoup de chemin restait à faire pour prétendre dominer et surtout  gagner à l’extérieur. Pour le moment, Belmadi n’a pas fait mieux que ses  prédécesseurs, en attendant la prochaine sortie face au Togo le 16 novembre  à Lomé, un rendez-vous que les Verts devront aborder avec la ferme  intention d’éviter les erreurs de Cotonou.  Au terme des six journées des éliminatoires, les deux premiers de chaque  groupe et le meilleur troisième se qualifieront pour la phase finale de la  CAN-2019 au Cameroun (15 juin – 13 juillet).