mercredi , 2 décembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Le programme s’étale sur deux années (2017/2018) </span>:<br><span style='color:red;'>L’Etat a engagé 10 milliards de dinars pour la conversion de véhicules en GPL</span>
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Le programme s’étale sur deux années (2017/2018) :
L’Etat a engagé 10 milliards de dinars pour la conversion de véhicules en GPL

L’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), a organisé hier, une conférence de presse sur le lancement du programme dédié à la conversion des véhicules au GPL carburant et les perspectives de son développement aux horizons 2021 et 2030. 
Selon le directeur général de l’Aprue Mohamed Salah Bouzriba, cette politique de développement du GPL/c, s’est traduite notamment à travers les multiples avantages et facilitations accordées par l’Etat en vue de favoriser et d’accélérer son développement et par la mobilisation de ressources financières conséquentes. «Ainsi, le soutien financier apporté par les pouvoirs publics, avoisine les 10 milliards de dinars pour les deux années 2017 et 2018 pour trois secteurs à savoir le transport, l’industrie et le bâtiment» a-t-il dit.
Le secteur des Transports représente aujourd’hui, plus de 41% de la consommation de l’énergie finale. C’est l’un des secteurs des plus énergivores à côté du bâtiment et l’industrie. C’est aussi un secteur qui dépend à 96% des hydrocarbures liquides. Le GPL/c ne représente qu’une infime partie soit 15% de la production globale de GPL. Ce chiffre demeure bien évidemment très en deçà de nos ambitions eu égard aux potentialités que recèle notre pays.
«Nous constatons, en effet, et avec beaucoup de satisfaction, un regain d’intérêt pour le GPL/c qui s’est traduit ces deux dernières années par la conversion de plus de 100 000 véhicules m, ramenant ainsi le parc de véhicules roulant au GPL/c à fin 2017, à près de 325 000 unités» a-t-il souligné. «Le programme national de maîtrise de l’énergie» prévoit d’appuyer le développement actuel du GPL/c. Il est prévu à cet effet, la conversion de 500 000 véhicules essence à l’horizon 2021 et plus de 1,1 million de véhicules à l’horizon de 20130.» prévoit le DG de l’Aprue.
À noter, que l’objectif est de faire connaître la stratégie et la démarche adoptée par les pouvoirs publics pour impulser une vraie dynamique à même de favoriser le développement d’un GPL/c à grande échelle dans le pays. Un développement qui aura, selon le conférencier, sans doute des retombées bénéfiques tant sur le plan de l’économie, que sur le plan de la préservation de la sécurité énergétique, de l’environnement et du développement durable.
La journée d’aujourd’hui, souligne le DG de l’APRUE, s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique du secteur du Transport qui vise à promouvoir les carburants les moins polluants et les plus disponibles en particulier le GPL/c en lui donnant la place qui lui revient dans la consommation des carburants.
Pour sa part, Houghlaouene Samir, directeur de la division régulation économique de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), a estimé que le développement du processus de conversion des véhicules vers le GPL/c, doit être appuyé par des investissements concrets à travers notamment l’installation des stations de conversion.
Il faut dire que le coût de conversion d’un véhicule au GPL est compris entre 60.000 DA et 70.000 DA. Ainsi, pour encourager à convertir leurs véhicules en kit GPL, l’Etat a procédé à la subvention de 100.000 véhicules, à raison de 50%. «En plus du financement de 50%, le GPL/c permet de ramener le délai de récupération de l’investissement en kit de conversion à 7 mois avec kilométrage annuel moyen de 25.000km/an», souligne-t-il. Les concessionnaires automobiles sont désormais contraints d’importer un quota minimal annuel de 10% de véhicules hybrides roulant à l’essence et au GPL carburant.
Alger: Noreddine Oumessaoud