jeudi , 25 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>LES BANQUES PUBLIQUES INSTRUITES PAR LE MINISTÈRE DES FINANCES</span>:<br><span style='color:red;'>L’étude des crédits n’excédera pas 30 jours</span>

LES BANQUES PUBLIQUES INSTRUITES PAR LE MINISTÈRE DES FINANCES:
L’étude des crédits n’excédera pas 30 jours

Ce délai ne doit pas demeurer une sorte de secrets de banquiers mais, communiqué à la clientèle. Et celle-ci sera en droit de réclamer des explications aux banques, en cas de dépassement de délais, sans l’obtention de réponse. Cela met le banquier devant l’obligation de résultat, même si cela prend des allures de grands défis à relever

Le financement de l’économie est l’un des principaux leviers de la croissance. En Algérie, cet acte essentiel dans la chaîne de la mise en œuvre de projets viables et créateurs d’emploi est souvent décrié par les opérateurs économiques, comme le Talon d’Achille des banques publiques. Pour solutionner cette problématique, le ministère des Finances a instruit les banques publiques à l’effet de réduire les délais de traitement des dossiers de crédits. Dans le document ministériel mis en ligne sur le site du ministère des Finance, il est stipulé que ces délais d’études ne devraient pas dépasser les 30 jours.
L’objectif de pareille incitation est de fluidifier l’opération d’octroi de crédit bancaire et, partant, dynamiser l’acte économique en Algérie.
L’instruction insiste également sur la nécessité «d’assurer la qualité de la communication et de l’information du client pour une bonne compréhension des procédures». Une efficacité dans l’acte bancaire qui évitera, selon le ministère des Finances «un allongement injustifié du délai de traitement, le plus souvent dû au manque de documents et de pièces constructives du dossier».
Le délai de 30 jours ne doit pas demeurer une sorte de secrets de banquiers mais, communiqué à la clientèle. Et celleci sera en droit de réclamer des explications aux banques, en cas de dépassement de délais, sans l’obtention de réponse. Cela met le banquier devant l’obligation de résultat, même si cela prend des allures de grands défis à relever. Mais le ministère n’en démord pas et instruit les banques à l’effet de «prendre toute mesure jugée nécessaire, pour assurer une amélioration significative de ce processus, notamment en ce qui concerne la qualité de la communication et de l’information qui doit être mise à la disposition de la clientèle, au niveau des agences et des sites internet des banques publiques». Une volonté de transparence et d’efficacité qui, on n’en doute pas, sera appréciée par les opérateurs économiques qui savent désormais à quoi s’en tenir. Ce n’est pas tout.
Le ministère appelle les banques publiques à mettre en place les procédures et les circuits d’information qui assureront un traitement «optimal» et dans les délais requis des dossiers de crédits.
«Dans le même temps, il est nécessaire d’inscrire les structures et les personnels chargés de la clientèle et de l’étude des dossiers de crédit dans une logique de performance et de productivité, afin que la fonction financement puisse connaitre les améliorations qualitatives indispensables, permettant un alignement rapidement de cette fonction sur les meilleures pratiques internationales en la matière», selon l’instruction. A charge pour chaque banque d’«organiser et codifier ses processus de décision, en matière de traitement des dossiers de crédit et en assurer le respect», souligne l’instruction ministérielle qui rappelle également la responsabilité des banques publiques dans le financement de l’économie étant donné qu’elles ont une position dominante dans la sphère financière nationale.
«Le respect de ces processus et de ce délai constitue un des critères les plus importants déterminant la perception de la clientèle sur la qualité des services et la performance des banques publiques», affirme l’instruction. Quant aux conditions d’accueil et d’orientation de la clientèle, le ministère estime impératif d’accorder à ces aspects «hautement stratégiques» pour l’image de marque des banques, «toute l’importance dans le processus de la gestion quotidienne des services. Ainsi, il est désormais exigé de chaque banque d’accorder le plus grand intérêt à l’accueil, en organisant, notamment, des espaces dédiés pour le confort des clients». De la bonne exécution de cette instruction dépendra la relance des investissements. Mais rien n’est acquis. Une instruction ne peut faire la pluie et le beau temps…
Nadera Belkacemi