jeudi , 4 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>1er ANNIVERSAIRE DE L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT TEBBOUNE</span>:<br><span style='color:red;'>L’importante étape pour renouer avec la légitimité constitutionnelle</span>

1er ANNIVERSAIRE DE L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT TEBBOUNE:
L’importante étape pour renouer avec la légitimité constitutionnelle

Ce samedi 12 décembre constitue le premier anniversaire de la date de la tenue des élections présidentielles à l’issue desquelles le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune avait été élu président de la République, une étape cruciale qui a permis à l’Algérie de retrouver la légitimité constitutionnelle.

Au lendemain de la démission de l’ancien chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, faisant l’objet de désapprobation populaire, à travers les actions de rue, appelées ensuite le Hirak, l’Algérie était confrontée, durant plusieurs mois, au spectre de la chaise vide et d’une fonction présidentielle inoccupée. Face à cette situation de vide et d’incertitude, une conjecture qui n’était pas sans risques pour le pays, le scrutin présidentiel du 12 décembre 2019, a remis le pays sur les rails et a renoué avec l’espoir et la légitimité constitutionnelle. Durant la période d’avant 12 décembre 2019, les risques pour l’Algérie étaient nombreux. À citer, à juste titre, des manoeuvres politiciennes aggravées par des velléités d’ingérence étrangère visent à remettre en cause la stabilité et la souveraineté du pays. Il convient de rappeler que les élections présidentielles avaient connu, le 19 avril de l’année passée, son premier report à cause du fait que la situation, à ce moment-là, ne permet pas de tenir à tel rendez-vous. Le second report avait eu lieu le 4 juillet 2019 à cause de l’absence de candidatures. Au lendemain de ce second report, une initiative de sortie de la crise de la chaise vide avait été lancée par le chef de l’Etat par intérim à l’époque, Abdelkader Bensalah. Il s’agit d’un dialogue en vue d’aboutir à l’organisation de l’élection présidentielle, d’où la mise en place d’une instance nationale pour la médiation et le dialogue. Cette initiative était porteuse de résultats, puisque les élections présidentielles avaient enfin eu lieu le 12 décembre 2019, suite à la convocation du corps électoral le 15 septembre de la même année. À l’issue du scrutin, c’est le candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune, qui vient d’être consacré président de la République avec 58,13% des voix exprimées, devançant de loin les quatre autres candidats, en l’occurrence Abdelkader Bengrina (17,37% des voix), Ali Benflis (10,55%), Azzedine Mihoubi (7,28%) et Abdelaziz Belaid (6,67 %). Ainsi, il est nécessaire de souligner que ce scrutin, qui a remis de l’ordre dans la maison Algérie, surtout en ce qui concerne la légitimité constitutionnelle, a épargné à l’Algérie des périodes de transition. Ce rendez-vous, ayant permis un regain de confiance pour les Algériens et les Algériennes, a été consolidé par l’annonce par le nouveau chef d’Etat, Abdelmadjid Tebboune, de réformes profondes, tout en tendant la main au «Hirak béni». Quelques jours après la tenue du scrutin, l’élection du Président Tebboune a été endeuillée par le décès du chef d’État-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah. Mais elle constitue tout de même un tournant décisif que le pays ne devait pas rater, sous aucun prétexte, au risque de sombrer dans l’instabilité. De ce fait, les Algériens ont pu renouer avec l’espoir, grâce à l’élection présidentielle du 12 décembre et réconfortés par les annonces faites par le président fraîchement élu, lors de son discours d’investiture. Tenant un discours rassembleur, le chef de l’État a exclu toutes formes de marginalisation ou d’exclusion, annonçant, entre autres, la révision profonde de la Constitution et la poursuite de la lutte contre la corruption. Ensuite, le président de la République a entamé la concrétisation des 54 engagements contenus dans son programme électoral, devant jeter les bases de l’édification d’une Algérie nouvelle. Pour ce qui est des annonces fortes de son discours d’investiture, le chef de l’Etat avait fait part de son engagement pour la construction d’une économie forte diversifiée, génératrice de richesses et créatrice d’emplois à même de renforcer la sécurité alimentaire du pays et de le mettre à l’abri de la dépendance aux hydrocarbures. Sur le plan économique, il a appelé les hommes d’affaires «patriotiques honnêtes» et les gérants des entreprises publiques et privées à investir en force dans l’ensemble des secteurs et dans toutes les régions du pays. Par ailleurs, le lancement d’un plan d’action en direction des jeunes a été aussi annoncé. Ce plan vise à permettre aux jeunes de créer des start-up et de bénéficier des avantages nécessaires à leur réussite et à la valorisation de la production nationale. Quelque temps après l’annonce des engagements présidentiels, la première réunion Gouvernement-Walis avait été tenue en février dernier. Au cours de cette rencontre, le président de la République avait mis l’accent sur le développement local et surtout l’éradication des zones d’ombre, ce qui a suscité beaucoup d’espoir chez les Algériens qui sentaient le vent du renouveau souffler. Ce rendez-vous a été suivi par l’adoption, en novembre dernier, de la nouvelle Constitution adoptée après l’organisation d’un référendum populaire. Cette étape devra être suivie par d’autres réformes institutionnelles qui figurent dans le programme du Président Tebboune. Il est à signaler enfin que l’avènement en mars dernier de la pandémie due au coronavirus a été un facteur contraignant à la concrétisation de tous les engagements du Président Tebboune à l’exemple de la nouvelle Constitution, adoptée en novembre dernier, alors qu’il était prévu qu’elle soit soumise à référendum en juin 2020.
Samir Hamiche