jeudi , 29 octobre 2020

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L’investissement, l’autre priorité

Le ministre de l’Industrie, Ferhat Ait Ali Braham a participé, hier, à la rencontre par visioconférence axée sur l’investissement britannique en Algérie. Il était également question de commerce. Ce que l’on comprend aisément, sachant que l’Algérie a toujours été considérée comme un partenaire commercial plutôt qu’une terre d’investissement industrielle. A bien écouter les récentes sorties de Ferhat Ait Ali, la question de l’investissement était au centre des débats. Le ministre a mis en avant les allègements fiscaux inclus dans la loi des finances 2020 dans une tentative de convaincre ses interlocuteurs. Et plus que cela, il a certainement fortement misé sur la suppression de la règle 49/51 pour les investissements étrangers.
Cette rencontre, à l’initiative du Conseil d’affaires algéro-britannique (ABBC), est censée déboucher sur une meilleure visibilité de la réalité économique en Algérie et sa législation. Mais posons-nous la question de savoir, si une rencontre aussi bien préparée soit-elle, conduit à une hausse significative d’investissements étrangers en Algérie. Osons donc la réponse pour dire que cela n’a été constaté dans un aucun autre pays du monde. Même si l’on peut trouver louable cette initiative, il y a lieu d’insister sur la mission des cadres de l’Industrie, du Commerce, des Douanes qui ont pris part à cette conférence, ne se limitent pas à vendre le produit Algérie par visioconférence, mais un travail acharné sur le terrain dans le strict respect des réglementations en vigueur.
Le principal souci de l’administration de l’industrie est de faire en sorte à ce que les plus prestigieuses au monde, désireuses de lier des partenariats avec leurs homologues algériennes, puissent voir très clair dans la législation nationale. Et ce n’est pas simplement la suppression de la règle des 41/59 qui constitue le levier de l’investissement étranger. Si le ministre de l’Industrie caresse le rêve de voir les entreprises étrangères se bousculer au portillon, il ne devra pas se contenter de quelques mesures prises dans le cadre de la loi des finances.
Cela dit, il n’y a pas de raison à ce que les réussites constatées ailleurs ne connaissent pas une récidive en Algérie. L’agroalimentaire, l’électronique, l’électroménager qui sont déjà à un niveau de développement remarquable doivent trouver de réelles débouchés vers l’exportation. Cela passe par le partenariat. Aux entreprises d’agir….
Par Nabil.G