mercredi , 28 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Accusé de laxisme et de prévisions non précises </span>:<br><span style='color:red;'>L’Office météorologique se défend et clarifie </span>
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Accusé de laxisme et de prévisions non précises :
L’Office météorologique se défend et clarifie 

Profitant de l’organisation de la journée Arabe de la Météorologique hier à Alger, le directeur général de l’Office national de la météorologie, Brahim Ihadadene, a rejeté toutes les accusations ciblant son office de «laxisme et de non précision de prévisions». Pour lui, l’Office a rempli pleinement son rôle comme à l’accoutumée, en assurant un suivi continu de la météo. D’ailleurs, l’Office a consenti d’énormes efforts pour, justement, accomplir ses missions selon les standards internationaux.

Quant à lui, Sahabi Abad Salah, directeur du centre climatologique national, a estimé que les services de l’ONM sont chargés d’alerter les citoyens et les pouvoirs publics, mais ils ne peuvent en aucun cas prévoir des inondations de quelque ampleur qu’elles soient, précisant que les prévisions météorologiques ne relèvent pas d’une science exacte. C’est donc, aux autorités concernées, explique-t-il, de porter la responsabilité dans de telles situations. «Une fois le bulletin météo diffusé, les autorités compétentes doivent employer les moyens nécessaires pour anticiper la menace», précise le responsable qui jette la balle dans le camp des autorités compétentes notamment les APC et les APW, qui prennent en charge le nettoyage de leur territoire.
Par ailleurs, la chargée de l’information auprès de l’ONM, Houaria Ben Rakta, a indiqué que les services de météorologie à l’échelle internationale, trouvent des difficultés pour prévoir les quantités de pluies pouvant accompagner les cellules orageuses.
Pour elle, l’ONM a pour mission, «la protection et la préservation des personnes et de leurs biens», non pas «l’intervention en cas de catastrophes naturelles». Le champ de travail de l’ONM se situe dans «les prévisions précises» sur l’endroit et le temps de survenance d’une violente perturbation qui sont signalées instantanément aux responsables et services concernés en vue de prendre les mesures nécessaires.
À souligner, qu’en mars 2017, «la carte de vigilance» couvre sept paramètres métrologiques dangereux, à savoir les fortes précipitations, le vent fort, les orages, les neiges et verglas, la canicule, les vagues de froid et le vent de sable. Dans la forme, le système est constitué d’une «carte de vigilance» publiée quotidiennement par l’Office national de la météorologie pour une échéance de 24 heures. Elle est basée sur un découpage administratif par wilaya. Alors qu’il a été pointé du doigt lors des dernières intempéries qu’ont connues plusieurs régions du pays, le responsable de l’Office national de la météorologie réagit et clarifie la situation.
Noreddine Oumessaoud