mardi , 29 septembre 2020

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L’union et le changement

Alors que l’ANIE a tenu sa promesse de tenir des élections propres et démocratiques, et n’a pas usé des subterfuges que l’on a connus jusque-là, en évitant de gonfler les chiffres comme par le passé, voilà que certains balayent ce chapitre et mettent en avant le taux «d’abstention record dans ces élections présidentielles».
Ces mêmes cercles qui claironnaient avant le déroulement du vote que le pouvoir ne va pas changer et qu’on aura toujours un gonflage des chiffres, s’illustrent par leurs contradictions et font référence à des joutes électorales passées qu’ils vilipendaient à cause de manoeuvres condamnables de l’administration.
Ainsi, au lieu de dire que c’est là un premier pas vers le bon sens et de relever l’honnêteté de ces élections du 12 décembre, on se réfère aux tristes tableaux des pourcentages d’un temps révolu que l’on voudrait voir disparaître de nos pratiques politiques. Un temps où l’on parlait de plus de 80% de participation, alors qu’il n’en était rien. Et voilà que l’on se met à comparaître ces taux irréels avec, et pour la première fois, un taux, faible certes, mais un taux réel. Et c’est ce qui s’appelle la démocratie, que certains démocrates veulent tuer à l’oeuf aujourd’hui.
A côté de ces sorties de route intérieure, il faut revenir aussi sur cette campagne d’une violence et d’une haine, mais aussi d’une subjectivité jamais égalée, mise en branle par la presse française. Une presse qui s’est déchaînée comme jamais contre l’Algérie et contre les décisions souveraines d’une Nation indépendante depuis près de 60 ans, même si de l’autre côté on n’arrive toujours pas à l’admettre et à l’assimiler.
Des plateaux à ne pas finir sur France24 et autres où il n’est permis aucune contradiction où les invités de 3, 4 ou 5 personnes ne développent qu’un seul positionnement anti-algérien.
Une campagne que même en haut lieu on n’a pas pu s’empêcher de cacher, puisque le président français s’est contenté d’un «prenons acte», comme si la France avait perdu quelque chose, comme si il y a un regret de voir que le chaos tant souhaité n’a pas eu lieu, malgré l’immense campagne menée sur les réseaux sociaux.
Mais au final «le vote zéro» n’a pas eu lieu. Les émigrés malgré les insultes et les violences exercées sur eux, ont voté pour leur pays, pas tous car, beaucoup ont été intimidés, mais il n’empêche que certains d’entre eux sont allés braver le danger pour l’Algérie.
Dans sa première sortie publique, le président Tebboune a dit clairement que l’unité du pays et le dialogue seront au centre de ses premières décisions. Et c’est là un message fort pour le front interne algérien, car, nous ne pouvons nous en sortir que grâce à l’union sacrée et aux changements profonds qui doivent venir de l’intérieur du pays.
Par Abdelmadjid Blidi