mardi , 11 août 2020

Lutte contre la délinquance et la violence juvénile

Jeudi dernier, une centaine de personnes se sont rassemblés à Canastel pour exprimer leur colère et leur solidarité avec la famille du jeune Karim Belmekki, mortellement poignardé par deux individus voulant lui dérober le téléphone portable. Les participants au rassemblement étaient pour la plupart des amis, des proches, des voisins et riverains habitant cette zone urbaine de Canastel qui ne cesse depuis quelques temps, de nourrir l’actualité sur les réseaux sociaux. Sur les banderoles brandies lors de ce rassemblement, on pouvait lire «la vie de nos enfants est en danger», «Rétablissement de la peine de mort pour les assassins», ou encore «une Algérie nouvelle = une Algérie stricte». Autant de cris d’alerte reflétant la peur, le désarroi et le légitime besoin de justice face à la violence aveugle et criminelle qui ne cesse de se propager en milieu urbain. La légitime colère ressentie face à cet odieux assassinat motivé par un vol de portable, allait pousser les membres de la famille de Karim et ses proches à revendiquer “L’application de la peine de mort pour les crimes crapuleux”. Il est vrai que depuis quelque temps, les actes d’agressions se sont multipliés aux abords de la forêt de Canastel. Ce fut le cas en début de mois d’une femme accompagnée par sa mère, âgée de 70 ans, ou quelques jours avant, d’un jeune homme faisant son jogging qui fut délesté de son portable. Mais il suffit de lire sur internet les archives de la presse locale et de revisiter les “faits divers” de ces quatre dernières années pour se rendre compte de l’ampleur du fléau de la délinquance et de la criminalité. Au début de l’année en cours, le 12 janvier 2020, les habitants de la localité d’El Kerma, se sont réveillés avec l’horrible nouvelle du meurtre qui avait ciblé un adolescent de 17 ans. Un crime gratuit, disaient les journaux, non pas à cause d’une montre ou d’un portable mais suite à un banal conflit familial. On n’oublie pas non plus l’horrible crime perpétré en Août 2018 contre la petite fille, Salsabil, violée et étranglée par un jeune de 18 ans qui avait ensuite jeté le corps caché dans un sac en plastique. On pourrait ainsi citer bien d’autres cas d’homicide par armes blanches impliquant des jeunes et parfois des adolescents. La violence juvénile, notamment dans certaines localités périphériques comme à Sidi El Bachir, est une triste et douloureuse réalité que les services de police concernés s’efforcent de combattre. Et malheureusement, après des “faits divers” aussi crapuleux les uns que les autres, le mouvement associatif ou la présumée société civile ne s’est jamais manifesté avec force dénoncer l’état des lieux et demander des mesures de renforcement de la sécurité en milieu urbain. Comment lutter contre la délinquance et la violence juvénile ? Tel doit être la question. Quand à l’application de la peine de mort, cela en vérité relève d’un autre débat…