lundi , 28 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Plus de 250 produits en rupture de stock </span>:<br><span style='color:red;'>Miraoui promet des sanctions contre les businessmen du médicament</span>

Plus de 250 produits en rupture de stock :
Miraoui promet des sanctions contre les businessmen du médicament

L’épineux problème du manque de médicament au sein des différents établissements hospitaliers du pays et dans des officines pharmaceutiques, ne cesse de refaire surface de temps à autre.

Face à cette désastreuse situation qui cause d’énormes désagréments aux malades en général et aux patients, atteints de pathologies chroniques en particulier, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, promet des mesures fermes pour mettre fin à ce problème qui n’a que trop duré. Le premier responsable du département de la Santé qui depuis sa prise de fonction a multiplié les déclarations quant à la prise en charge du problème de la rupture de stocks des médicaments, a promis, avant-hier, des sanctions contre les «businessmen du médicament». Alors qu’on parle de l’absence sur le marché national de pas moins de 250 médicaments, M. Miraoui a listé les épisodes de carence ayant touché le pays, déclarant que des mesures seront prises à l’encontre des parties à l’origine de la perturbation et de la pénurie de médicaments». Et d’ajouter «je ne tolérerai jamais de telles pratiques».
Il a affirmé que les services de son ministère feront toute la lumière sur les zones d’ombre qui entourent le secteur du médicament d’où les pénuries.
Il a fait savoir qu’une enquête a été diligentée, faisant savoir que «les résultats seront communiqués prochainement» a-t-il affirmé au cours de sa visite dans la wilaya de Blida. «Nous ne pouvons faire un diagnostic précis de la situation tant que les résultats de l’enquête ne sont pas connus» a-t-il encore précisé.
Dans le même sillage, M. Miraoui a annoncé la création, au niveau de son département, d’une «commission de veille», composée du directeur général de la pharmacie, du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officines (SNAPO), des distributeurs de médicaments, Conseil national de déontologie et des producteurs, pour un suivi hebdomadaire de la situation au niveau national. Il a donné également, des instructions pour l’installation de cette commission au niveau des wilayas dans le but de mener des visites d’inspection et l’identification des dysfonctionnements dans la chaine de distribution.
On note, en outre, que le secteur de l’industrie pharmaceutique englobe quelque 90 producteurs locaux et plus de 100 projets en cours d’élaboration. Et cela n’est que la partie visible de l’iceberg…
Dans un autre registre, le ministre de la Santé a également annoncé, la généralisation prochaine de la transplantation d’organes à partir de personnes en état de mort cérébrale.
Ainsi, il a annoncé qu’un plan sera mis en place pour augmenter le nombre d’opérations réalisées par l’Agence nationale de greffe d’organes qui compte déjà 31 antennes au niveau national, «il sera procédé à la mise en place d’un nouveau plan qui répond aux chiffres que nous aspirons à les réaliser dans le domaine».
Dans ce contexte, le ministre a indiqué qu’il tiendra une rencontre en septembre prochain avec les responsables de l’Agence pour faire le bilan de cette année et de l’année dernière, et d’ajouter que ce bilan constituera «une feuille de route pour permettre l’amélioration des données en 2020 et avoir un grand nombre de donneurs».
Enfin, M. Miraoui a rappelé qu’une transplantation d’organe a été effectuée, au cours du mois de mars écoulé. Une opération menée avec succès à partir d’une personne en état de mort cérébrale, et par conséquent, elle sera prochainement généralisée au niveau national.