mardi , 19 janvier 2021

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Ne pas rater le départ

L’Algérie met clairement le cap sur la campagne de vaccination contre le coronavirus qui aura lieu dans les tout prochains jours. Une information encore confirmée dernièrement par le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, Dr Djamel Fourar.
En Algérie comme ailleurs, tout le monde s’accorde à dire que le vaccin reste le meilleur moyen pour arriver à bout de cette pandémie qui a fait entrer le monde entier dans l’une des plus sombres périodes de son histoire. Avec des économies chancelantes et des tensions sociales de plus en plus difficiles à gérer aujourd’hui mais aussi dans le futur, les gouvernants se mobilisent comme jamais pour réussir chacun sa campagne de vaccination.
Et dans ce cas de figure, l’Algérie n’est pas en reste et multiplie les contacts et les ajustements pour réussir au mieux cette extraordinaire opération qui prendra effet dès ce mois de janvier. Ainsi les priorités sont clairement arrêtées et ce sont des catégories bien définies qui auront la primauté de bénéficier de ce début de vaccination. Il s’agit, des corps du secteur de la santé et des autres secteurs stratégiques, les personnes âgées, ainsi que les patients atteints de pathologies chroniques.
Réussir cette première étape, c’est réussir à désengorger de manière efficace nos hôpitaux, mais aussi éviter les cas graves et réduire de manière drastique les décès. Le premier enjeu est bien là. Il ne s’agit donc pas, comme pourraient le penser certains, d’éradiquer comme par magie le virus, mais de le contrôler et d’atténuer ses formes les plus graves. Car la campagne de vaccination, comme l’ont déclaré les responsables de la santé, prendra tout le temps nécessaire et ne se fera pas avec un seul vaccin, mais avec plusieurs et l’Algérie a opté pour plusieurs genres de vaccin.
Le plus important et le plus urgent à l’heure actuelle c’est d’être prêt le jour »J » sur tous les plans que ce soit logistique ou professionnel. L’opération n’a rien d’une sinécure et demande une coordination et un plan soigneusement réglé. On a vu à ce sujet, des pays nantis, se casser les dents et connaître des couacs assez importants lors du début de leurs campagnes de vaccination.
Maintenant et pour ce qui est des soi-disant anti-vaccins, il faut admettre que chez nous ce problème ne se pose pas et que ce n’est là qu’une invention d’une certaine presse et certains medias qui ont prolongé dans notre pays, le débat existant dans certains pays occidentaux autour de ce sujet, et en particulier en France, alors qu’en Algérie l’urgence est d’avoir le vaccin et de commencer la vaccination, car l’adhésion des citoyens ne souffre d’aucun doute.
Par Abdelmadjid Blidi