jeudi , 29 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Selon le DG de la CNMA</span>:<br><span style='color:red;'>Nécessité d’aller vers l’obligation de l’assurance agricole</span>

Selon le DG de la CNMA:
Nécessité d’aller vers l’obligation de l’assurance agricole

Le directeur général de la Caisse nationale de Mutualité agricole (CNMA), Chérif Benhabilès a indiqué hier à Alger que l’assurance agricole représente une part « très infime », soit entre 4 à 5%.
Au passage hier sur les ondes de la radio nationale, M. Benhabilès précise que les agriculteurs souscrivent « très rarement » une assurance par le fait que celle-ci n’est souvent pas adaptée, notamment en matière de risques climatiques ou sanitaires dont ils peuvent être victimes. A noter que la CNMA a sillonné à maintes reprises le territoire national pour sensibiliser les agriculteurs sur la nécessité de s’inscrire et assurer leurs produits et cheptels. Mais vu le taux infime de l’assurance agricole, les agriculteurs ne sont jamais intéressés par les services de la CNMA. Chose qui complique d’avantage le travail des autorités aux temps des catastrophes naturelles (incendies, intempéries, sécheresses et autres…). Dans ce sens, l’hôte de la radio nationale souligne la réflexion entamée pour leur proposer de nouveaux produits multi-périls, notamment au bénéfice des cultures stratégiques, dont les céréales.
Le DG de la CNMA a jugé très nécessaire de rendre obligatoire l’assurance agricole, telle qu’elle l’est, par exemple pour les automobiles. Ce qui favoriserait le développement de cette filière. Une telle mesure, selon le même responsable, devrait être apte à couvrir, autant les risques climatiques, telle la sècheresse ou les conséquences de gel sur les cultures, qui ne sont, actuellement, pas « assurables ».
Selon M. Benhabilès, il y a lieu d’instituer, en amont, des dispositifs pérennes au lieu d’intervenir, chaque fois, à travers des actions d’indemnisation des pertes causées par des sinistres. « Cette idée sera proposée au ministère des Finances », a-t-il indiqué tout en rappelant que le secteur agricole, dans nombre de pays, est lourdement subventionné, jusqu’à 70% pour les cultures céréalières. Selon lui, l’assurance agricole y est obligatoire et subventionnée par les pouvoirs publics, ce qui devrait être le cas en Algérie, notamment pour ce qui concerne les cultures stratégiques.
M. Benhabilles regrette, par ailleurs, le fait que les autres compagnies d’assurances n’accordent pas d’intérêt à l’assurance en milieu agricole, car elles l’estiment « non rentable » et que les pertes pouvant être occasionnées par des dégâts d’origine climatique étant souvent très importants. A noter qu’après chaque catastrophe naturelle, incendies, intempéries, les agricultures à travers toutes les régions du pays revendiquent des indemnisations de l’Etat et des autorités locales. Chose qui ne doit pas avoir lieu, puisque il existe toujours des alternatives telle que l’assurance agricole. Ainsi, des campagnes de sensibilisations intenses doivent avoir lieu auprès des agriculteurs.
Noreddine Oumessaoud