mercredi , 22 septembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Editorial d’El Djeich</span>:<br><span style='color:red;'>«Notre jeunesse doit se méfier des prêtres de la fitna»</span>

Editorial d’El Djeich:
«Notre jeunesse doit se méfier des prêtres de la fitna»

Même si la bataille d’aujourd’hui n’use pas des mêmes armes, elle n’en reste pas moins importante, au regard des enjeux de l’heure.

«La bataille que notre pays mène aujourd’hui à différents niveaux n’est pas moins importante que celle menée par notre peuple lors du combat libérateur». C’est par ces mots que l’éditorial de la revue El Djeich décrit les défis que devra relever l’Algérie. Le propos est de souligner l’importance historique du moment. 59 ans après l’indépendance, la revue qui consacre sa « Une » à la célébration de la fête de l’indépendance et de la jeunesse, note dans le même éditorial que la bataille d’aujourd’hui «est le prolongement naturel» du combat libérateur. «Et, tout comme les jeunes d’hier avaient théorisé, planifié et alimenté la Révolution libératrice, la nouvelle Algérie s’appuie sur la jeunesse qui est appelée à investir dans divers domaines», assure l’éditorialiste. Il s’agit bien entendu, souligne-t-on, d’exploiter les compétences des jeunes «au service du développement de la Patrie et de son unité, d’autant que le nouveau Parlement compte en son sein de jeunes énergies qui portent en elles tous les espoirs et les aspirations de la jeunesse». Le défi est donc exaltant et «nous disons aux générations de l’Indépendance qui n’ont pas été marquées dans leur chair et n’ont pas vécu les massacres perpétrés par le colonialisme à l’encontre de leurs ancêtres, d’avoir pleinement conscience qu’aucun autre bonheur n’égale celui de jouir de la liberté et de la sécurité et tous les plaisirs de la vie ne sauraient s’y substituer», précise l’Editorial. On aura déduit que «nul ne peut les apprécier que celui qui a bu le calice jusqu’à la lie et subi la tyrannie». Il reste que même si la bataille d’aujourd’hui n’use pas des mêmes armes, elle n’en reste pas moins importante, au regard des enjeux de l’heure. Aussi, «notre jeunesse doit se méfier des prêtres de chapelle, chantres de la fitna qui s’empressent de menacer notre pays, de répandre les rumeurs et de fabriquer des mensonges», met en garde El Djeich qui expliquer que toutes les tentatives et les efforts des milieux haineux qui sont au service d’agendas étrangers activent contre l’Algérie et son peuple. «Ce qui est sûr cependant, c’est que leurs menées sont vouées à un cuisant échec et notre jeunesse qui a acquis un haut degré de conscience saura séparer le bon grain de l’ivraie car le mensonge ne peut faire long feu et la vérité finira par éclater au grand jour, aujourd’hui ou demain», lit-on dans l’éditorial.
La mission d’aujourd’hui ne manque pas d’intérêt, mais l’éditorialiste rappelle la situation à l’aube de l’indépendance. «Si nous revenions quelque peu aux premières années de l’Indépendance et aux tâches assignées à notre ANP à l’époque, nous nous rendrions compte que la digne héritière de l’ALN s’est retrouvée face à de multiples défis, dont le plus important fut l’édification d’un outil de défense développé, capable de défendre la Patrie et de contribuer, aux côtés des meilleurs enfants de la Nation, à la construction et à l’édification du jeune Etat algérien». Une tâche parfaitement réussie, sachant que l’Algérie s’est dotée d’institution et a marqué d’importants points en matière de développement humain. Mais quoi qu’en dise, l’armée demeure la colonne vertébrale de l’Etat. A ce propos, la revue El Djeich informe que, l’ANP doit être «au diapason des missions assignées et des exigences de la disponibilité opérationnelle est le facteur le plus important dans l’exécution de l’ensemble des étapes de la préparation au combat avec compétence et maîtrise.» Cet état permanent de préparation s’est vérifié lors de «l’exercice tactique avec munitions réelles «Nasr-2021», supervisé par Monsieur le chef d’état-major de l’ANP,le général de corps d’armée Saïd Chanegriha, au niveau du Secteur opérationnel sud-est de Djanet, le 30 juin dernier». Un succès total qui encourager l’ANP à continuer à «préserver de toutes ses forces le legs hérité des Chouhada et à défendre l’intégrité du territoire national ainsi que sa souveraineté.»
Anissa Mesdouf