mardi , 16 août 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Kheireddine Zetchi</span>:<br><span style='color:red;'>«Nous avons proposé au MJS des solutions»</span>

Kheireddine Zetchi:
«Nous avons proposé au MJS des solutions»

Le président de la Fédération algérienne de  football (FAF) Kheireddine Zetchi, a indiqué vendredi avoir proposé des  solutions pour relancer le professionnalisme, dans un rapport établi sur  demande du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS).

«Nous avons transmis un rapport détaillé sur l’état des lieux du  professionnalisme depuis son avènement. Nous avons proposé des solutions.  D’ailleurs, j’ai déjà discuté avec le ministre (Sid Ali Khaldi, ndlr) sur  ce sujet. La DCGF (Direction de contrôle de gestion et des finances, ndlr)  a dévoilé des chiffres qui reflètent la triste réalité», a-t-il déclaré sur  les ondes de la radio nationale. La FAF a fait le point sur le professionnalisme, dans un rapport établi  sur demande du MJS. Le département ministériel veut avoir plus de  visibilité sur le professionnalisme instauré en 2010. Le président de la DCGF de la FAF, Réda Abdouche, a avancé le chiffre  faramineux de 1.000 milliards de centimes de déficit cumulé pour les clubs  de la Ligue 1 professionnelle, dans le cadre des examens effectués par  cette structure depuis son installation en octobre 2019.  Zetchi s’est dit «surpris» par l’attitude de l’ES Sétif, qui a refusé de  signer la convention tripartite, liant le club avec un cabinet d’expertise,  et la DCGF, une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre  des mesures décidées par la FAF, au titre de l’accompagnement des clubs  professionnels pour l’obtention d’une certification de la norme ISO 9001. «Je suis surpris par l’attitude l’ESS  alors que sa situation financière  est difficile. Les déclarations faites par Azzedine Arab (président du  Conseil d’administration, ndlr) sont insensées. La FAF a décidé  d’accompagner les clubs sur le plan du management. La solution n’est pas  d’octroyer ou de réclamer de l’argent seulement»,  a-t-il souligné. Depuis son instauration en 2010, sous Mohamed Raouraoua, ancien président  de la FAF, le mode du professionnalisme a été beaucoup décrié, certains  responsables de club ayant évoqué une «précipitation» dans son lancement. Pas plus tard que lundi, la FAF a annoncé qu’elle avait recensé 23 clubs  professionnels (sur 32) concernés par les dettes : 7 de Ligue 1 (soit 44 %)  et 16 de Ligue 2 (soit 100%). Quatorze clubs professionnels, dont trois issus de la Ligue 1, sont  interdits de recrutement en vue de la saison 2020-2021, souligne la FAF  dans un communiqué.