mercredi , 25 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Début aujourd’hui de la campagne référendaire </span>:<br><span style='color:red;'>Nouvelle Constitution : Dans le vif du sujet</span>

Début aujourd’hui de la campagne référendaire :
Nouvelle Constitution : Dans le vif du sujet

Le contenu des messages s’apparentant à des entités politiques et associatives reconnues, est soumis à une habilitation préalable de l’ANIE.

La campagne référendaire sur le projet d’amendement de la Constitution, démarre aujourd’hui. Le slogan de cette campagne est très évocateur et renvoie à un acte historique majeur de l’histoire du pays. Ainsi, sous l’intitulé de : «Novembre 1954: la libération, Novembre 2020 : le changement», le ton est donné sur l’ambition que le président de la République ne cache d’ailleurs pas. Ce début de campagne, prévu par la loi, a été annoncé par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), le 28 septembre dernier. Relevant ainsi de dispositions légales, la campagne est censée répondre à des règles précises. A savoir que son animation sera le fait du staff gouvernemental, des partis politiques disposant d’un groupe parlementaire au niveau des deux chambres du Parlement ou de 10 sièges au sein des deux chambres du Parlement, ou des sièges au sein des Assemblées populaires locales dans au moins 25 wilayas, des associations nationales jouissant d’une représentation effective au moins au niveau de 25 wilayas et les personnalités politiques.
Tout ce beau monde est appelé à investir la rue, les médias traditionnels et l’Internet pour défendre un point de vue. Il en existe deux.
Le « oui » et le « non » à la révision de la Constitution. Le contenu des messages apparentant à des entités politiques et associatives reconnues, est soumis à une habilitation préalable de l’ANIE. Il faut savoir que le temps de parole réservé aux intervenants dans les médias audiovisuels publics a été défini par l’ANIE, en coordination avec l’Autorité de régulation de l’audio-visuel (ARAV). Par contre sur l’Internet, il sera impossible d’assurer une quelconque équité et, pandémie oblige, c’est cet espace qui fera office de place publique. La bataille y sera livrée et a toutes les chances d’être féroce. Les pour les contre les révisions de la Constitution investiront fortement à n’en pas douter l’Internet.
Pour ce qui la concerne, l’ANIE a pris en charge l’opération de sensibilisation et la campagne référendaire, qu’il s’agisse de médias audiovisuels ou par affichage, les moyens écrits ou électroniques. Le contenu des messages apparentant à des entités politiques et associatives reconnues, sont soumis à une habilitation préalable de l’ANIE étant chargée exclusivement de la préparation, l’organisation, la gestion et la supervision des élections et des référendums. A ce titre, «tous les intervenants de la campagne référendaire sont tenus de respecter les dispositions législatives et réglementaires en vigueur», a affirmé le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, qui n’a pas manqué d’insister sur le fait que les moyens matériels et logistiques nécessaires ont été mobilisés pour que le référendum se déroule «dans la sérénité et la régularité». Selon M. Charfi, les créneaux d’expression «seront ouverts à ceux qui sont pour et à ceux qui sont contre le projet d’amendement de la Constitution». L’on aura déduit que cette démarche «reflète la nouvelle dynamique entamée depuis l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 pour la consécration de «l’Algérie nouvelle qui est déjà en marche», soutient le président de l’ANIE.
On notera enfin que le corps électoral compte actuellement 24.111.081 électeurs, estimant qu’il enregistrera, après révision, entre 500.000 à 600.000 nouveaux inscrits, ajoutant que le nombre de citoyens enregistrés via la plate-forme numérique a atteint 58.628 inscrits, alors que 33.280 autres ont été radiés des listes électorales.
Nadera Belkacemi