jeudi , 18 août 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Evocation</span>:<br><span style='color:red;'>Ouala Djelloul, le milieu de charme vous salue</span>
© Ouest Tribune

Evocation:
Ouala Djelloul, le milieu de charme vous salue

De son vrai nom de famille Ouhala, l’enfant du quartier Errih de Sidi Bel Abbés restera l’une des figures emblématiques qui ont marqué leurs empreintes dans l’histoire de l’USM Bel Abbés.

Djelloul Ouala est issu d’une famille sportive et mordue de la balle ronde à l’instar des frères ainés, Abdelkader (entraineur) et Samir (latéral gauche de l’USMBA et l’ASMO) et son frangin cadet, Ben Attou qui fut le dernier de la famille à avoir endossé le maillot vert et rouge d’El Khadra. Djelloul avait échelonné tous les grades dans l’USMBA en passant des minimes jusqu’à atteindre la catégorie des séniors en compagnie de ses anciens coéquipiers tels les frères Zazou (Samir & Hamid). Au début de sa carrière, Djelloul avait pour mission l’axe central et sa vraie vocation fut ensuite changée en milieu récupérateur et son numéro fétiche, le dossard ‘6’. Il faut dire que la vraie carrière de Ouala Djelloul a déclenché en catégorie des minimes en 1991.
Cette année là, et sous la présidence du défunt Bensenada Djillali, l’USMBA possédait une réserve de jeunes talents de cru des minimes jusqu’aux séniors et qui furent malheureusement tous brisés la saison qui a suivi. Tenez bien, la date de 1991 a vu la première consécration des séniors qui ont gagné la coupe d’Algérie face à la JSK, la deuxième coupe d’Algérie consécutive pour les juniors drivés par Mebarki Bachir, une finale de coupe d’Algérie ratée par les cadets, et les minimes qui ont gagné la coupe de l’Oranie sous la houlette de l’entraineur Abbés Laouedj et ses joueurs tels les frères Ouala (Samir & Djelloul), Zazou, Bouteraâ et Belfekroune.
Puis, Ouala gravit les échelons et fut l’un des rares noms qui ont échappé au massacre commis envers les joueurs de cru durant la décennie 1990, notamment, avec la mauvaise gestion des présidents et entraineurs à l’époque. Ouala se rappelle qu’il avait la chance d’avoir comme entraineur Benyelles Abdelkrim, durant ses débuts en équipe première. Benyelles nous a exprimé un jour ses regrets de ne pas finir son travail suite à des connivences tissées contre sa personne en 1996 l’ayant contraint à démissionner. L’ex dossard ‘6’ de l’USMBA, Djelloul Ouala imposa ensuite son charisme en tant que capitaine de l’USMBA durant les années 2000 en compagnie des Brahmi, Bessaoud et Hamza Houari avec comme président Ghalem Zoubir. Dès la fin du mandat olympique de Zoubir, l’enfant prodige de la Mekerra s’exila à Alger pour évoluer en division Une en portant les couleurs de l’OM Ruisseau. La première partie du championnat fut dure pour Djelloul puisqu’il a souffert de la marginalisation du coach du club d’Al Annasser à l’époque, Menad Djamel. Et dès le départ de ce dernier, Ouala s’imposa et brilla durant la phase retour du championnat comme milieu de terrain et élément indiscutable de l’OMR.
La saison suivante, il retourne au bercail suite aux sollicitations des dirigeants d’El Khadra qui avaient pour objectif, faire remonter l’équipe en nationale Deux après sa chute en inter régions. Chose réalisée et deux ans après, Ouala signa au sein du SA Mohammadia. Une expérience non achevée puisque Djelloul décida de décrocher les crampons en 2009 et se reconvertir au métier d’entraineur en poursuivant une formation au sein de la ligue locale. L’an dernier, Djelloul Ouala s’illustra cette fois sur le banc de touche en tant que coach. Il réalisa un bon parcours avec les juniors de l’USMBA en championnat et en atteignant le cap des quarts de finale en coupe avec son collègue Zouaoui Naimi. Aujourd’hui, Ouala s’occupe de son commerce et jouit de la vie familiale toujours dans son quartier Errih. A 44 ans, Ouala Djelloul s’occupe de son commerce et jouit de la vie familiale à Haï Errih. Quand on lui a demandé son avis sur sa carrière de footballeur, Djelloul finit par dire : « Je suis fier de mon parcours au sein de mon club formateur l’USMBA où je n’ai jamais triché. L’USMBA reste dans mon cœur même après ma retraite».
B. Didéne