dimanche , 27 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Alors que le procès de Tahkout est reporté au 30 septembre</span>:<br><span style='color:red;'>Ould Abbès et Said Barkat condamnés à 8 et 4 ans de prison ferme</span>

Alors que le procès de Tahkout est reporté au 30 septembre:
Ould Abbès et Said Barkat condamnés à 8 et 4 ans de prison ferme

Les anciens ministres de la Solidarité nationale et de la famille Djamel Ould Abbès et Said Barkat ont été condamnés respectivement à des peines 8 et 4 ans de prison ferme, assorties d’une amende d’un million de DA chacun.

Après quelques semaines d’audience, le Tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a prononcé, hier, son verdict à l’encontre des ex-ministres, ainsi qu’à l’égard d’anciens fonctionnaires du ministère de la Solidarité nationale, poursuivis pour plusieurs affaires qui tournent autour de la corruption et de dilapidation des deniers publics.
Les deux anciens ministres condamnés, hier, par le Tribunal de Sidi M’hamed à des peines respectives de 8 ans et 4 ans de prison ferme et à une amende d’un million de DA chacun, ont été poursuivis pour les chefs d’accusation de «détournement, dilapidation de deniers publics», «conclusion de marchés en violation de la législation» et «abus de fonction».
Aussi impliqué dans cette affaire, le fils de l’ex-Secrétaire général du Front de libération national (FLN), qui se trouve actuellement en fuite à l’étranger a été condamné à 10 ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de DA avec émission d’un mandat d’arrêt international à son encontre.
Il convient de signaler dans ce cadre que quelques anciens hauts fonctionnaires du ministère de la Solidarité nationale et de la famille ont été également poursuivis dans ce dossier et condamnés par le Tribunal de Sidi M’hamed. Il s’agit de Bouchenak Khelladi, ex-Secrétaire général de ce département ministériel, condamné à 3 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un million de DA, l’ancien chef du protocole, Djellouli Said à 2 ans de prison ferme dont une année avec sursis et une amende d’un million de DA, et l’autre ancien secrétaire général du même ministère, Ismail Benhabiles à une année de prison ferme et une amende de 500.000 DA.
Le 13 septembre dernier, le Procureur du tribunal de Sidi M’hamed avait requis douze (12) ans de prison ferme et une amende d’un million (1) de DA à l’encontre de Djamel Ould Abbes, et dix (10) ans de prison ferme et la même amende pour Said Barakat, avec saisie de tous les revenus et fonds illégaux des accusés.
S’agissant du fils de l’ancien SG du FLN, El Ouafi Ould Abbes qui se trouve actuellement en fuite et ayant été poursuivi pour d’autres affaires de corruption, le procureur de la République a requis 10 ans de prison à son encontre, avec émission d’un mandat d’arrêt international pour exploitation des fonds de la Caisse nationale de la solidarité dans les campagnes électorales.
Des peines de 8 ans de prison ont été aussi requises à l’encontre de l’ancien Secrétaire général du ministère de la Solidarité nationale, Bouchenak Khelladi, du chef du protocole, M. Dejellouli Said et de l’ancien secrétaire général du même ministère, Ismail Benhabiles (en liberté).
À rappeler par ailleurs que durant le plaidoyer du Procureur de la République, il s’est avéré que la valeur des montants dont ont bénéficié 4 associations présidées par l’ancien ministre de la Solidarité nationale s’élève à plus de 1850 milliards de centimes. De son côté, le collectif de défense des deux accusés a focalisé sur le code des marchés publics, faisant référence au recours par le ministère aux associations en vue de superviser les opérations de solidarité au vu de «leur caractère urgent».
La défense a souligné que «tous les rapports confirment que les opérations de solidarité ont été effectuées conformément à la loi et qu’il n’y a aucun détournement de deniers publics de la part de l’organisation estudiantine ni des autres associations, ni du ministère de la Solidarité».
À signaler qu’au cours de la journée d’hier, le Tribunal de Sidi M’hamed a également examiné le procès de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout qui l’a ensuite reporté au 30 septembre prochain.
Pour ce qui est de la cause de son report, il est dû à l’absence de certaines personnes interpellées, sachant que l’audience se déroule à distance, certains accusés se trouvant dans des établissements pénitentiaires en dehors de la Capitale.
Il est à rappeler que la défense de Tahkout avait revendiqué le report du procès jusqu’à «réunion des conditions appropriées à l’audience», une demande déboutée par le président de l’audience.
En première instance, le Tribunal de Sidi M’hamed a condamné l’homme d’affaires à une peine de 16 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 8.000.000 Da, pour plusieurs chefs d’inculpation liées à la corruption, au blanchiment d’argent et à l’obtention d’indus privilèges.
Les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal et d’autres ex-ministres ont été aussi poursuivis dans cette affaire.
Samir Hamiche