vendredi , 27 novembre 2020

Parachever une longue mobilisation

La campagne référendaire sur l’amendement de la Constitution touche à sa fin. A une journée de la clôture de cette campagne, les grandes lignes de ce nouveau projet ont été expliquées de long en large par les animateurs et les différents orateurs qui ont sillonné le pays du nord au sud et d’est en ouest.
Partis politiques, associations, société civile et membres du gouvernement ont multiplié les sorties et les meetings pour s’adresser directement aux citoyens et leur faire saisir l’importance de ce moment historique par lequel passe notre pays. La constitution future n’est venue que pour concrétiser les principales revendications du Hirak et leur donner une assise juridique gravée dans le marbre. Elle permettra de doter le pays d’un nouveau mode de gestion à tous les niveaux qui consacrera la rupture avec les pratiques de l’ancien système, en mettant le citoyen au centre de toutes les politiques des gouvernants.
Une constitution qui signera la fin des dysfonctionnements qui a grandement nuit à la bonne gestion de la chose publique et créer un vide abyssal dans les hautes fonctions de la responsabilité. Une situation qui a mis en veilleuse les institutions du pays et fait émerger des forces anti-constitutionnelles qui ont failli emmener l’Algérie au chaos.
Il s’agit en ce premier novembre d’acter le véritable changement auquel aspire le peuple, mais aussi de parachever l’instauration d’un Etat fort et moderne. Les enjeux de ce premier novembre sont immenses et il ne saurait y avoir de place pour ceux qui font douter du bien fondé de cette démarche référendaire, comme l’ont clamé plusieurs orateurs lors de cette campagne explicative.
Les citoyens sont ainsi appelés à parachever leur longue mobilisation née un certain 22 février 2019, en se prononçant pour ce qui serait le socle de l’édification de la Nouvelle Algérie, fondée sur la justice sociale et l’équité des chances entre tous les enfants du pays. Le retour au peuple est déjà en soi une avancée majeure dans la gestion des affaires du pays. Car il faut se rappeler que par le passé récent, le peuple et sa voix étaient totalement marginalisés.
Les temps aujourd’hui ont changé et le referendum n’est pas une fin en soi, mais le début d’une nouvelle ère qui feront entrer l’Algérie dans le cercle fermé des nations démocratiques.
Par Abdelmadjid Blidi